8 juin 2022
Anthony Beauregard s’amuse avec le Mobux de McMasterville
Par: Denis Bélanger
Anthony Beauregard a compté jusqu’à maintenant 7 buts et récolté 10 mentions d’aide en 10 parties. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Anthony Beauregard a compté jusqu’à maintenant 7 buts et récolté 10 mentions d’aide en 10 parties. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Le hockeyeur sur glace professionnel Anthony Beauregard vient de renouer avec le dek hockey, l’une de ses passions, grâce au Mobux de McMasterville de la Ligue nationale de hockey balle (LNHB). Il n’avait pas joué à ce sport pendant deux ans.

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« Ça fait longtemps que je joue au dek. J’ai commencé jeune, mais j’ai arrêté pendant quelques années. Là, je joue depuis plus d’une dizaine d’années. C’est mon sport d’été. Je fais habituellement de trois à quatre tournois pendant la saison estivale. »

Beauregard n’a pas pu jouer l’an dernier, car environ trois semaines ont séparé sa fin de saison avec le Thunder de Wichita de la ECHL et le début des activités du HC Sierre de la ligue suisse. Il a aussi réfléchi longuement avant de se mettre éligible pour le repêchage 2022 de la LNHB. « Ma priorité demeure pour l’instant ma carrière de hockey sur glace. Je ne voudrais pas me blesser sérieusement. Et pour moi, le dek a toujours été un loisir. »

Originaire de Saint-Damase, Beauregard tenait à jouer pour une équipe située près de chez lui. « Je ne voulais pas aller loin, car je m’entraîne chaque jour en vue de ma prochaine saison de hockey. Les deux meilleures options étaient le Mobux ainsi que la formation de Granby. Cette dernière n’avait toutefois pas de choix de premier tour. »

Le Mobux a finalement sélectionné Beauregard au 4e rang au total de l’encan. « J’avais eu des discussions avec le président et le directeur général de l’équipe. Je suis content d’être avec le Mobux. C’est le fun aussi de pouvoir jouer dans une ligue pro. »

L’athlète de 26 ans reconnaît que le dek hockey lui permet de travailler beaucoup son cardio pendant la période estivale. « Si, sur la glace, tu peux parfois te laisser traîner, c’est impossible au dek. Ça va tellement vite. Ce sport t’amène aussi à développer d’autres habiletés. Ce n’est pas la même chose de contrôler et de lancer une balle en mouvement que de manier et lancer une rondelle. »

Ouvert aux propositions

Anthony Beauregard ne sait pas encore où il poursuivra sa carrière la saison prochaine et il n’a signé qu’un contrat d’un an avec le HC Sierre. Une situation qui le préoccupe peu pour l’instant. « L’an dernier, je n’ai eu que trois semaines de break de hockey sur glace. Là je viens de revenir au pays. Mon agent a reçu quelques propositions; je suis ouvert à toutes les options. »

Beauregard ne craint pas de retourner en Europe, malgré la guerre en Ukraine. Il réévaluerait la situation si le conflit connaissait de grandes escalades. « Cette saison, quand je jouais en Suisse, je n’ai jamais senti de peur autour de moi. »

La seule destination rayée de la liste est la Kontinental Hockey League (KHL) qui comprend 19 équipes sur 22 basées en Russie. « Le présent conflit n’y a rien à voir toutefois. C’est une ligue au calibre supérieur au mien et ça fait longtemps que je sais que ce n’est pas une option réaliste pour moi. »

Son agent est présentement en discussions avec plusieurs clubs d’Europe et d’Amérique du Nord.

Bilan mitigé

En 54 parties avec le HC Sierre, Anthony Beauregard a compté 14 buts, récolté 27 passes et maintenu un différentiel de – 3. Le principal intéressé n’est toutefois pas entièrement satisfait. « J’ai joué environ 140 parties en un an et demi. Ç’a joué sur le mental. J’aurais pu connaître une meilleure saison. » D.B.

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