À ses deux premières saisons, Gosselin a vu son équipe terminer en deuxième position de la division Est en 2017 et participer à la Coupe Grey en 2018. Les choses se sont gâtées au cours des trois saisons suivantes. Rappelons qu’il n’y a pas eu de campagne en 2020, où le Club a terminé au dernier rang de sa division.
L’athlète, qui célèbrera bientôt ses 31 ans, a confié avoir songé à la possibilité de jouer avec les Alouettes de Montréal, notamment pour des raisons familiales. Mais la direction du Rouge et Noir a fait de gros changements en nommant entre autres un nouvel entraineur-chef en Bod Dyce. L’ancien pilote des Alouettes Khari Jones s’amène aussi comme coordonnateur offensif et assistant-entraîneur. « Quand j’ai vu tous ces changements, j’ai décidé de rester et de signer un autre contrat d’un an. Je connais très bien Dyce qui était coordonnateur des unités spéciales du Rouge et Noir avant de prendre les rênes de l’équipe en milieu de saison. »
Gosselin a confiance qu’Ottawa connaîtra enfin du succès en 2023. « C’est rare qu’une équipe reste dans le bas du classement plus de deux ans. Nous, ça fait déjà trois ans que nous sommes dans la cave. Nous avions tout pour réussir, mais il y a eu plusieurs conflits dans l’organisation. La direction a éventuellement fait un gros ménage et les bons gestes ont ainsi été posés. »
Frais comme une rose
Le temps ne fait pas encore son œuvre pour Anthony Gosselin qui se sent en meilleure forme que jamais. « Oui, j’ai eu des petits bobos en fin de saison. Mais chaque année, je me sens plus fort physiquement et plus explosif. Je ne sens pas encore une phase de régression. »
Gosselin vient pourtant de connaître sa saison la plus chargée alors qu’il a joué les 18 matchs de sa formation durant le calendrier régulier. Avant, son plus grand nombre de parties disputées en une année était de 15 en 2019. « L’an dernier, j’ai joué un plus grand rôle à l’attaque, mais eu quelques présences en moins sur les unités spéciales. »
Entre-saison occupée
Durant la saison morte, en plus de maintenir sa forme physique, Anthony Gosselin a travaillé dans la construction et a offert des cours d’entraînement privé. Il est aussi resté près du football. Il a donné un petit coup de main aux entraîneurs de l’équipe de football du Cégep de Drummondville, là où il a déjà joué.
Gosselin a également offert un camp de mise en forme de plusieurs semaines à quelques joueurs des Pirates du Richelieu. L’Otterburnois a commencé à jouer au football avec les Pirates où il a évolué dans les rangs moustique et pee-wee.