16 février 2022
L’Œil sur le conseil
Belœil en bref
Par: Olivier Dénommée
Nadine Viau, mairesse de Belœil. Photothèque | L’Œil Régional ©

Nadine Viau, mairesse de Belœil. Photothèque | L’Œil Régional ©

Les élus de Belœil se sont rencontrés virtuellement en séance ordinaire le 24 janvier et en séance extraordinaire le 7 février. Voici quelques faits saillants.

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Un compte de taxes épuré
Lors de son point d’information en début de séance le 24 janvier, la mairesse Nadine Viau a parlé du compte de taxes qui avait été envoyé récemment aux propriétaires de Belœil. Elle a fait remarquer que, cette année, le compte est « épuré et ne tient que sur une seule page », notamment pour réduire la consommation de papier. Le détail du rôle d’évaluation ne sera dorénavant transmis qu’à la réévaluation municipale, qui doit avoir lieu d’ici cet automne. L’information demeure toutefois disponible en ligne.

250 000 $ pour le programme Rénovation Québec
La Ville a manifesté son désir d’adhérer au programme Rénovation Québec 2022-2023 de la Société d’habitation du Québec (SHQ). Elle demande un budget de 250 000 $ pour ce programme, qui serait assumé en parts égales par la Ville et la SHQ. Rénovation Québec est un programme qui appuie financièrement les municipalités qui se dotent d’un programme visant à améliorer les logements dans des secteurs résidentiels dégradés.

Immobilisations : dépense de 6 515 000 $ et emprunt de 5 740 000 $
Les élus ont adopté le règlement décrétant des dépenses en immobilisations (investissements) de 6,5 M$. Un emprunt de 5,7 M$ sur 15 ans, qui sera assumé par l’ensemble des contribuables, est nécessaire, tandis que les 775 000 $ restants sont issus du fonds général de la Ville pour concrétiser divers projets. Les sommes serviront à la réfection de la rue Gagnon entre les rues Richelieu et Goya (2,2 M$), à la réfection de la rue Dupré entre les rues Brillon et de Montenach (2,6 M$) et à la réfection des rues Doré et Gadbois (1,5 M$). Les 325 750 $ restants serviront aux frais de financement.

Quatre nouveaux célébrants
Quatre nouveaux membres du conseil seront désignés célébrants compétents pour célébrer des mariages ou des unions civiles. La mairesse Nadine Viau de même que les conseillers Julie Lavoie, Martin Robert et Martin Dubreuil ont fait savoir leur intérêt pour obtenir ce privilège sur le territoire de Belœil. Ils s’ajoutent ainsi aux conseillers Louise Allie, Renée Trudel et Pierre Verret, déjà désignés célébrants compétents.

La tour de télécommunication sur Dupré disparaîtra
Le bail liant la Ville à Telus Communications (précédemment Bell Mobilité Cellulaire) depuis 1998 pour l’installation, le maintien et l’entretien de la tour de télécommunication située au 990, rue Dupré ne sera pas renouvelé à son échéance le 31 mai 2023. La mairesse Nadine Viau a expliqué que la tour servait à l’époque pour les services de police et de sécurité incendie, mais que l’évolution de la technologie a rendu cette tour inutile. Selon l’entente, Telus aura encore deux ans avant de devoir complètement quitter les lieux. La tour de même que les autres installations en place devront donc disparaître d’ici le 31 mai 2025.

Le travail de rue se poursuit
L’entente intermunicipale entre les villes de Belœil, Mont-Saint-Hilaire, Otterburn Park, Saint-Bruno-de-Montarville, McMasterville et l’organisme Mille et une rues dans le but d’offrir un service de travail de rue doit arriver à échéance le 31 mars prochain, mais les élus ont fait connaître leur intention de renouveler le protocole d’entente pour trois années supplémentaires. Rappelons que le travail de rue permet d’agir en prévention plutôt qu’en répression par l’entremise de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent et que la Ville reçoit en subventions, en 2022 et 2023, 37 500 $ annuellement pour offrir ce service.

Les pesticides interdits dès 2023?
En période de questions, un citoyen a demandé si Belœil allait interdire l’utilisation de pesticides à compter du 1er janvier 2023. La mairesse Nadine Viau a répondu que le sujet était abordé au comité de développement durable et qu’une proposition de règlement allait suivre dans les prochains mois sur cette question.

Lutte pour l’accès à la rivière
Une question adressée à la conseillère Louise Allie sur l’accès à la rivière Richelieu a suscité une réponse très vive de cette dernière. Mme Allie a rappelé que, malgré tous les efforts que font la Ville et ses différents comités sur la qualité de l’eau, l’état du Richelieu dépend des efforts de toutes les autres municipalités qui le longent. « On travaille fort pour diminuer les surverses, mais c’est un projet à long terme. Si les autres villes ne font rien, ce n’est pas sûr qu’on va avoir accès à l’eau. Ce serait mon souhait d’avoir une plage à Belœil, mais ce n’est pas juste à nous de décider. […] On fait ce qu’on peut pour améliorer la situation, mais on n’est pas Dieu! », a-t-elle soutenu, rappelant que la rivière part du lac Champlain aux États-Unis. Son collègue Martin Dubreuil a pour sa part commenté qu’un projet concernant l’accès à l’eau serait déposé au conseil dans les prochains mois. La mairesse Nadine Viau a aussi qualifié de bonne nouvelle le fait que les députés de la région, autant au provincial qu’au fédéral, avaient envie de faire bouger les choses dans le dossier de la rivière. « Il y a un momentum, ce sera possible de faire des efforts dans la même direction », ajoute-t-elle.

Un nouveau directeur de l’urbanisme
Le service de l’urbanisme de la Ville s’est trouvé un nouveau directeur en la personne de Vincent Verdon. Il entrera en fonction le 7 mars. Selon nos informations, M. Verdon travaillait auparavant au service de l’urbanisme et de l’environnement à la Ville de Varennes.

Pas de manquement éthique pour Karim-André Laz
Dans l’article paru dans les pages de L’ŒIL le 2 février, un passage laissait entendre que le conseiller du district 3 des Villas, Karim-André Laz, aurait pu commettre des manquements au Code d’éthique et de déontologie pour expliquer son exclusion de la présidence et de la vice-présidence de tous les comités et commissions auxquels il siège. La mairesse Nadine Viau est venue à sa défense. « À ma connaissance et celle de la Municipalité, M. Karim-André Laz n’a pas failli à son code d’éthique et de déontologie depuis son entrée en fonction », a-t-elle tenu à préciser. Rappelons que le dossier n’est pas encore clos et qu’un nouveau vote sur la question des présidences des commissions doit avoir lieu lors de la prochaine séance du 28 février.

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