21 septembre 2022
Élections provinciales | Québec solidaire
Benoît Landry souhaite voir davantage d’écoquartiers
Par: Olivier Dénommée
Benoît Landry mise notamment sur la question environnementale pour rallier une majorité d'électeurs le 3 octobre. « J'aimerais que mes petits-enfants puissent se baigner dans le Richelieu comme je le faisais plus jeune », souhaite-t-il.Photo gracieuseté

Benoît Landry mise notamment sur la question environnementale pour rallier une majorité d'électeurs le 3 octobre. « J'aimerais que mes petits-enfants puissent se baigner dans le Richelieu comme je le faisais plus jeune », souhaite-t-il.Photo gracieuseté

Pour le candidat solidaire dans Borduas, Benoît Landry, les enjeux ne manquent pas dans la circonscription. Il s’intéresse particulièrement aux questions environnementales, à la crise du logement et aux initiatives venant des citoyens qui pourraient bénéficier d’un coup de main de l’État.

Publicité
Activer le son

En entrevue avec L’ŒIL, Benoît Landry mentionne d’entrée de jeu que « l’enjeu des changements climatiques doit être pris en compte dans toutes les décisions du gouvernement ». Cela se traduit jusque dans le dossier du logement abordable, alors que Québec solidaire (QS) promet de bâtir 50 000 nouveaux logements sociaux « modernes et écologiques » dans les prochaines années au Québec, dont la moitié dans les quatre prochaines années.

M. Landry ne sait pas combien de ces logements seraient construits dans Borduas, mais croit qu’il y a beaucoup à faire à court terme pour aider à la situation du logement abordable dans la circonscription. « Le problème du logement n’est pas aussi visible ici, mais il est bien réel. […] À court terme, il faudrait racheter des immeubles pour les rénover afin de les rendre plus écoénergétiques et créer davantage de logements abordables. »

Le résident de Mont-Saint-Hilaire croit aussi qu’il faut appuyer les initiatives citoyennes vertes en les guidant vers les bons programmes. « Sur la question de la densification et de l’étalement urbain, le député sortant [Simon Jolin-Barrette] ne s’est pas mêlé de ça, alors qu’il aurait pu y avoir de l’aide aux personnes souhaitant créer des écoquartiers, par exemple. » Il pense notamment à la fameuse zone A-16 de Mont-Saint-Hilaire qui a suscité le débat quant à la place du développement immobilier. « On l’entend, des gens sont opposés au développement et auraient voulu des options avec moins d’autos. Pour amener un changement, il faut faire la promotion de nouvelles idées. […] Il faut être proactif », estime le candidat.

Même son de cloche pour les coopératives d’habitation, dont les démarches à réaliser sont très « lourdes », selon M. Landry. « Je veux pouvoir aider les gens dans leurs démarches et leur offrir une vraie alternative à ce qui se fait actuellement. On ne veut plus laisser les gens s’organiser par eux-mêmes lorsqu’ils veulent mettre en place de bonnes idées. »

Benoît Landry croit aussi que le gouvernement peut en faire plus pour aider les agriculteurs à faire leur part pour contrer les changements climatiques. « Beaucoup d’agriculteurs sont conscientisés à cet enjeu et veulent réduire leur utilisation de pesticides, mais ils font aussi face à la dure réalité économique. Ça devrait être à la société de les aider à procéder à ce changement. »

Éducation et soins à domicile

Il critique plusieurs « aberrations » bureaucratiques, notamment dans le milieu scolaire et de l’éducation à l’enfance. Le solidaire souhaite que le gouvernement facilite les procédures d’acquisition de terrains pour bâtir de nouvelles écoles, ce qui ferait selon lui une différence importante dans sa circonscription. Quant à l’enjeu de la santé, M. Landry croit qu’il faut augmenter les services à domicile. « La population est vieillissante dans Borduas et les gens ont besoin de ces services de même qu’une aide aux proches aidants. » Il veut aussi que le CLSC soit ouvert en tout temps pour mieux servir la population.

Des flèches à la CAQ

Benoît Landry n’est pas tendre à l’égard de la Coalition avenir Québec (CAQ) et du député actuel, Simon Jolin-Barrette. Selon lui, sa promesse de revitaliser la route 116 dans la circonscription ne répond pas aux vrais enjeux des résidents de Borduas. « C’est cute, mais les gens vont quand même rester pris en entonnoir sur la rue Fortier ou le chemin des Patriotes [à Mont-Saint-Hilaire], surtout avec les nouveaux développements. » Il préfère miser sur une meilleure offre du transport collectif dans la région afin de diminuer l’attractivité de l’auto solo.

image