18 mai 2022
Le Centre de la nature du mont Saint-Hilaire
Cinquante ans au service de la Réserve naturelle Gault
Par: Vincent Guilbault
La responsable de l’engagement des communautés pour le CDN, Geneviève Poirier-Ghys, le maire de Saint-Denis-sur-Richelieu, Jean-Marc Bousquet, la stagiaire Marieve Trottier et le directeur général du CDN, Éric Malka.Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

La responsable de l’engagement des communautés pour le CDN, Geneviève Poirier-Ghys, le maire de Saint-Denis-sur-Richelieu, Jean-Marc Bousquet, la stagiaire Marieve Trottier et le directeur général du CDN, Éric Malka.Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

« Dans les années 1990, nous avions environ 70 000 visiteurs annuellement à la Réserve naturelle Gault; aujourd’hui, c’est environ 350 000. Ça donne une idée de la popularité des milieux naturels », a souligné le directeur du Centre de la Nature, Éric Malka, lors de la conférence de presse visant à souligner les 50 ans d’existence de l’organisme.

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Au-delà de son objectif de mousser la popularité de la montagne et de la Réserve naturelle Gault, le Centre de la nature (CDN) s’est aussi évertué à protéger près de 425 hectares de milieux naturels.

Et dans le cadre du 50e anniversaire de l’organisme et du dévoilement de sa nouvelle image, le Centre de la nature souligne qu’il aura maintenant deux appellations. Le Centre de la nature du mont Saint-Hilaire demeure l’entité qui encadre les visiteurs à la Réserve naturelle Gault, alors que sa nouvelle identité, Connexion Nature, se concentrera sur la mission de conservation avec la création d’aires naturelles protégées, tout en tentant de susciter l’intérêt du public pour les milieux naturels. Deux noms, mais une seule équipe et une même mission.

Cinquante ans d’histoire

C’est à Alice Johannesson que l’on doit la création du Centre de la nature en 1972. L’ancienne directrice du musée Redpath de l’Université McGill, puis du domaine Gault du mont Saint-Hilaire, était « une grande dame visionnaire » qui avait ce « désir de préserver la montagne et d’éduquer les gens sur la conservation de la nature », a rappelé la conseillère municipale de la Ville de Mont-Saint-Hilaire et ancienne membre du conseil d’administration du CDN, Isabelle Thibault. Au fil des années, il y a eu plusieurs changements dans les orientations de l’organisme, souligne Mme Thibault, mais le CDN a toujours maintenu cette fervente volonté de protéger les milieux naturels, de faire découvrir la biosphère du mont Saint-Hilaire et d’encourager la collectivité à participer concrètement à faire la différence.

Si le CDN était d’abord concentré sur la protection de la montagne, il a commencé à sortir un peu de la réserve et à s’intéresser au piémont de la montagne et à procéder à des acquisitions en vue de préserver les espaces naturels. « Au début des années 2000, le Centre n’a pas encore de programme de conservation, explique M. Malka. On fait un peu d’aménagement de sentier sur la montagne, beaucoup d’accueil de visiteurs. » Et c’est là que le Centre a engagé Marc-André Guertin, aujourd’hui maire de la municipalité, qui a eu la mission de monter un programme et une équipe spécialisée dans la conservation d’espaces naturels.

D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que le Centre de la Nature et la Ville de Mont-Saint-Hilaire ont tissé des liens. Mme Thibault rappelle qu’en 1995, lorsque la direction du Domaine Gault et le Centre de la Nature deviennent deux entités distinctes, la transition s’est traduite par une dette d’environ 500 000 $ à éponger par le Centre. La Ville, sous la gouverne du maire Honorius Charbonneau, a épaulé financièrement le Centre pour passer au travers de cette crise. « Ce fut les premiers pas d’un partenariat avec la Ville qui se poursuit toujours 25 ans plus tard », insiste Mme Thibault.

Puis le CDN a continué de grandir. Aujourd’hui, plus de 50 employés travaillent pour l’organisme qui a établi de nombreux partenariats pour l’aider à financer ses acquisitions et ses activités : d’abord avec les villes de Mont-Saint-Hilaire, mais aussi de Saint-Jean-Baptiste, d’Otterburn Park et de Saint-Denis-sur-Richelieu (avec l’acquisition de 272 hectares de milieux naturels sur le territoire de la municipalité), puis avec des institutions comme Desjardins, l’Université McGill, le Collège Saint-Hilaire ou des organisme comme Nature-Action Québec ou Conservation de la nature Canada.

Éric Malka.
Photo François Larivière

Pour les 50 prochaines années, le directeur Éric Malka ne cache pas sa volonté de protéger encore plus d’hectares de milieux naturels et d’établir encore plus de partenariats, surtout auprès des citoyens et de donateurs. « On sent cette effervescence pour la protection des milieux naturels; on voudrait canaliser cette énergie aux bons endroits. On a encore des centaines d’hectares à protéger et à acquérir. »

 

Il souligne d’ailleurs que dans le cadre de son 50e anniversaire, l’organisme s’est offert « deux cadeaux, », soit la promesse d’achat collective avec Mont-Saint-Hilaire de 11,45 hectares de terrain au bout de la rue des Peupliers, à Mont-Saint-Hilaire. Une fois l’acquisition complétée au coût de 300 000 $, la superficie totale de terrain acquise par la Ville depuis une vingtaine d’années atteindra les 135 hectares, pour une valeur frôlant les 4,5 M$. « Les Hilairemontaises et Hilairemontais peuvent être fiers des gestes qu’ils ont posés collectivement pour protéger les milieux naturels qui font partie de l’identité de leur ville. Nous n’avons pas à rougir de notre performance face aux autres villes », a d’ailleurs affirmé le maire de Mont-Saint-Hilaire, Marc-André Guertin.

Le CDN procédera aussi à la création d’un Fonds collaboratif qui servira à financer des projets soumis à l’organisme. Un montant de 80 000 $ a déjà été mis de côté et le détail devrait être dévoilé en septembre prochain.

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