2 novembre 2022
Démocratie bafouée à Belœil
Par: L'Oeil Régional

Le 24 octobre dernier et pour une première fois, je me suis déplacé vers la séance du conseil municipal de Belœil. Je prévoyais une rencontre où les élus détermineraient les orientations et les priorités de la Ville pour l’intérêt des citoyens. Vous savez, le citoyen au cœur des décisions!

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Pour avoir quand même suivi quelques séances du genre par l’entremise de webdiffusions, il m’apparaît tout à fait normal et acceptable que l’on y débatte d’enjeux au point d’en finir avec le vote à majorité… malgré quelques serrements de dents. C’est ça la démocratie!

19 h 30, la séance démarre de bon ton, avec la signature du livre d’or de la Ville par divers athlètes méritants, dont plusieurs enfants très souriants. Tout le monde dans la salle sourit d’ailleurs, sauf un ou deux conseillers qui semblent afficher un faciès plutôt réservé, voire distrait.

La chose va bon train et l’ordre du jour défile. Tous et toutes travaillent ensemble comme il se doit… malgré quelques habituelles divergences. Avant la période de questions, moment où je veux intervenir à propos du parc en face de chez moi, une bombe est larguée. Vers 21 h 30, une conseillère se sert de sa tribune pour tenter une manœuvre politique insoupçonnée par tous, sauf peut-être par deux ou trois autres conseillers qui semblaient au courant de la manœuvre.

Ajoutée en début de séance de façon inattendue au varia de l’ordre du jour, sous prétexte d’accusations tentant de débouter l’éthique et l’intégrité du parti duquel la mairesse provient, la résolution exigeant le remboursement complet des frais d’une élection partielle tenue en juin sème l’émoi dans la salle. Plus révoltant encore, le sens de cet affront semblait viser l’obtention de capital politique pour ses instigateurs, en vue d’une nouvelle élection partielle à venir en décembre.

Dès lors, ce geste empoisonne complètement l’ambiance de travail. En tentant ce coup d’éclat teinté de mauvaise foi, les organisateurs de cet assaut impromptu ont à mon avis bafoué le décorum tout en coupant la parole à tous et chacun à diverses reprises.

Des gestes à saveur d’intimidation télégraphiés comme ceux montrés ce 24 octobre n’ont pas leur raison d’être. L’intimidation n’est jamais acceptable, quelque instance que ce soit!

Malgré le parti, les élus réunis au conseil municipal sont des adversaires au sein d’une joute commune. Un match qui devrait avoir le bien commun pour seul et unique but. On se rend dans une assemblée pour recevoir des réponses aux enjeux municipaux et aux services aux citoyens. Pas pour assister à des manœuvres électorales. C’est déplorable, irrespectueux et méprisable pour la démocratie! […]

Pascal Normand
Belœil

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