5 janvier 2022
Émilie Lavoie fait sa place chez les Stingers
Par: Denis Bélanger

La hockeyeuse de Belœil Émilie Lavoie s’est très vite acclimatée au calibre de jeu des rangs universitaires avec les Stingers de l’Université Concordia. La joueuse de première année obtient déjà la confiance de ses entraîneurs et elle est de toutes les missions sur la patinoire.

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« Je suis utilisée à un bon rythme. Je ne suis pas celle qui saute une présence sur la patinoire. Je joue sur le jeu de puissance ainsi qu’en infériorité numérique. Je demeure dans un rôle d’apprentissage et je donne le meilleur de moi-même. Je ne peux pas chialer, car j’ai beaucoup de temps de glace pour une joueuse de première année », rapporte l’athlète de 20 ans.

Cette dernière a néanmoins vite reconnu que le calibre de jeu montait d’un cran par rapport au niveau collégial. « Tu joues contre des filles plus vieilles que toi et elles sont donc plus fortes sur le plan physique. Tu dois encore travailler plus fort dans plusieurs aspects du jeu, dont les batailles à un contre un. Mais tu finis par t’adapter rapidement. »

Plusieurs universités avaient approché Émilie Lavoie l’an dernier, qui avait finalement décidé de poursuivre ses études à Concordia. L’étudiante en sciences de l’exercice ne regrette aucunement son choix. « C’est devenu comme une deuxième famille. J’ai pu aussi en apprendre beaucoup sur moi-même. Les personnes ici sont incroyables, je n’aurais pu aller à une meilleure place. »

Les Stingers ont pu compléter leur calendrier d’avant les fêtes, mais ils doivent attendre l’évolution de la situation sanitaire pour la suite. Toutes les activités du Réseau du sport étudiant du Québec sont en pause au moins jusqu’au 9 janvier.

Peu de rouille

Lavoie n’est pas arrivée trop rouillée au début de la saison universitaire. Elle a eu l’occasion de s’entraîner cet été trois fois par semaine avec ses futures coéquipières. De plus, elle a participé, à partir du mois de juillet, au camp d’évaluation de Hockey Canada pour l’équipe des moins de 22 ans. Elle a été en mesure de se tailler une place dans la formation.

Habituellement, cette équipe va jouer des parties aux États-Unis, mais les dirigeants ont dû changer leurs plans en raison des restrictions liées au passage des frontières et à la COVID-19. Les moins de 22 ans ont donc affronté l’équipe senior.

« Ce sont les joueuses qui vont aux Olympiques. On s’est retrouvées à jouer contre nos idoles, dont Marie-Philip Poulin. Pendant le réchauffement de la première partie, il y avait un certain émerveillement de notre côté. Nous les regardions et rêvions d’atteindre ce niveau-là un jour. Mais une fois que la rondelle est tombée sur la glace, tu te mets en mode compétition. Nous voulions prouver notre valeur. »

Fin prématurée avec les Lynx

À l’instar de bien des joueuses, Émilie Lavoie a vu sa carrière collégiale prendre fin prématurément en raison de la COVID-19. Elle a joué son dernier match régulier avec les Lynx d’Édouard-Montpetit au printemps 2020 alors que la saison 2020-2021 a été annulée. Lavoie n’aura joué que deux saisons avec les Lynx au lieu de trois.

« Ç’a été difficile. Nous n’avions jamais une réponse définitive à savoir s’il y aurait une saison ou pas. Plus on voyait le mois de mars avancer, plus on voyait les espoirs s’envoler. Le deuil commençait à se faire et on se mettait en mode préparation pour la saison suivante. »

Les dirigeants des Lynx ont tenu une pratique bien particulière à la fin du calendrier scolaire pour souligner le départ des finissantes. « Oui, c’était une pratique, mais on s’est amusées. Plusieurs joueuses ont pleuré, dont moi. Les coachs ont vraiment été super pendant toute cette situation. »

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