20 avril 2022
Réorganisation au sein du diocèse
Fini le temps d’un curé par paroisse
Par: Denis Bélanger
Pierre Claver Nzeyimana. Photothèque | L’Œil Régional ©

Pierre Claver Nzeyimana. Photothèque | L’Œil Régional ©

Le diocèse de Saint-Hyacinthe entreprend une réorganisation de ses paroisses qui touche aussi la région. À compter du 1er août, une nouvelle unité paroissiale desservira les paroisses Saint-Hilaire, Notre-Dame-du-Bon-Conseil (Otterburn Park) et Trinité-sur-Richelieu (Belœil/McMasterville). Le territoire conservera néanmoins deux curés pour les cinq églises.

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Luc Richard est le curé actuellement attitré exclusivement à Trinité-sur-Richelieu, qui comprend les églises Saint-Matthieu-de-Belœil, Sainte-Maria-Goretti et Sacré-Cœur-de-Jésus, à McMasterville. De l’autre côté de la rivière, le prêtre Pierre Claver Nzeyimana s’occupe des célébrations aux églises Saint-Hilaire et Notre-Dame-du-Bon-Conseil.

La nouvelle unité des paroisses travaillera dorénavant dans chacune des cinq églises du territoire desservi. En poste depuis l’été 2020, à la suite du départ de Pierre Cordeau, Pierre Claver Nzeyimana demeurera dans la région et continuera d’habiter le presbytère de l’église Saint-Hilaire. Luc Richard, qui a pris la relève d’André Nolin en 2019, quittera Belœil pour se rendre à l’évêché de Saint-Hyacinthe et s’occuper aussi des villages entourant Saint-Hyacinthe. Le curé Jacques Lamoureux, célébrant à Saint-Hyacinthe depuis 12 ans, prendra la tête de l’unité des paroisses et résidera à Belœil. C’est un retour pour M. Lamoureux dans la région alors qu’il a été curé à Saint-Hilaire de 2001 à 2010. L’unité sera complétée par le diacre Michel Lebrun et les chargées de pastorale Martine Ravon et Viviana Largo.

Jacques Lamoureux.
Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Pas une fusion
Cette réorganisation n’est pas une fusion complète. Chaque paroisse continuera d’avoir son propre conseil de fabrique. « C’est une mise en commun des services pour être plus efficace. À titre d’exemple, les gens pourront faire la préparation du baptême ensemble et tenir par la suite la cérémonie dans l’église de leur choix », souligne M. Lamoureux.

Le chanoine Denis Lépine, du diocèse de Saint-Hyacinthe, est aussi d’avis que les changements sont pour le mieux. « Auparavant, il y avait du personnel en quantité suffisante. Les temps ont changé et on voit l’importance de travailler en équipe. Ces changements sont pour le mieux, je crois. Il y aura une plus grande efficacité et un message plus cohérent. »

M. Lamoureux a bon espoir que les pratiquants vont bien s’ajuster au changement. M. Lépine abonde dans le même sens, estimant que « l’esprit de clocher » a disparu. « Lorsqu’on fondait des paroisses, les gens étaient très fiers de leur milieu. Ils regardaient les autres paroisses en se disant que c’était beaucoup mieux chez eux. Il y avait un esprit de compétition. Maintenant, on est passé à un autre niveau. On veut travailler ensemble pour que les fidèles aient des services communs », affirme M. Lépine.

De son côté, Jacques Lamoureux se dit heureux de retrouver son territoire d’adoption. « C’est mon premier choix. J’ai été ordonné curé à Belœil en 1995. Je vais devoir évidemment redécouvrir le secteur. »
Avec la collaboration de Sarah-Eve Charland.

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