Cette hausse modérée a été annoncée malgré une augmentation du budget équilibré entre les dépenses et les revenus de 6,26 % (passant d’environ 54 M$ à 57,6 M$ en 2025).
Le propriétaire d’un immeuble résidentiel connaîtra ainsi une hausse de 0,5392 $ par tranche de 100 $ d’évaluation (hausse de 1,07 ¢). La taxe spéciale de 0,04 $/100 $ pour les réserves financières instaurée en 2024 demeure inchangée. Du côté de la tarification des services, les changements sont minimes : les tarifs pour l’assainissement des eaux augmentent de 7 $ (250 $) par adresse, la récolte des ordures de 1 $ (117 $) et la protection de l’environnement de 2 $ (200 $), pour une différence de 10 $ par rapport à 2024, amenant le total à 813 $. Pour la maison moyenne de Belœil, évaluée à 455 800 $, cela se traduit donc par un compte de taxes de 3452,99 $, soit une hausse de 58,77 $ (ou 1,73 %) par rapport à la dernière année.
Les hausses dans les autres catégories d’immeubles tournent presque toutes autour de l’IPC (indice des prix à la consommation), allant de 1,64 % à 1,77 %. Seule exception notable, le taux pour un terrain vague desservi passe à 2,1568 $/100 $, soit une hausse de 100,26 %, expliquée par un changement dans la loi provinciale pour stimuler le développement de ces terrains.
Budget
Comme par le passé, le budget de fonctionnement de Belœil tire en grande majorité ses revenus des taxes et tarifs, comptant pour près de 79 % du budget. Les écarts les plus importants dans les hausses de revenus se situent toutefois dans les subventions (hausse de près de 33 %) et les compensations de taxes gouvernementales (+49 %).
Du côté des dépenses, les quotes-parts auprès des différentes régies municipales et la rémunération des employés accaparent toujours la plus grosse part du gâteau, totalisant ensemble 61 % du budget total de la Ville. Malgré les nombreuses doléances de la Ville aux différentes régies pour limiter les hausses, Belœil paiera en 2025 environ 1,12 M$ de plus que l’année dernière pour une hausse de 6,22 %. La mairesse Nadine Viau explique notamment la hausse de la quote-part de 9,24 % à la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent par la rémunération du personnel et celle de 12,39 % à la Régie de sécurité incendie de la Vallée-du-Richelieu par la toute nouvelle caserne inaugurée cet automne. La quote-part pour la Communauté métropolitaine de Montréal coûtera aussi 9,22 % plus cher en 2025.
Parmi les autres dépenses à souligner se trouve une hausse de 11 % dans l’administration générale, notamment expliquée par le fait que 2025 sera à la fois une année électorale et celle du prochain rôle triennal d’évaluation. Point positif, les dépenses en carburant sont à la baisse de 16 %, signe que l’électrification de la flotte de véhicules de la Ville porte ses fruits.
Mme Viau a qualifié ce budget à la fois « d’ambitieux et de responsable » et elle a assuré que « chaque décision budgétaire reflète notre vision audacieuse, mais réaliste, et notre volonté de bâtir un milieu de vie de qualité pour aujourd’hui et pour demain ».
Investissements
Le Programme triennal d’immobilisations (PTI) 2025-2026-2027, c’est-à-dire les investissements prévus dans les trois prochaines années, a été présenté en même temps que le budget de fonctionnement 2025. Il y prévoit des investissements de 34,3 M$ sur trois ans, dont 11,2 M$ en 2025. Parmi les principales dépenses au programme en 2025 se trouve 1,1 M$ pour les infrastructures récréatives, incluant le plan directeur des parcs, les travaux d’avant-projet requis pour la réalisation d’un nouvel aréna, d’un terrain de soccer intérieur, d’un gymnase polyvalent ainsi que l’acquisition de six surfaces de pickleball extérieures, et 7,3 M$ pour des travaux sur les rues Bourgeois, Dupré, Nelligan et Monseigneur-Moreau. La Ville prévoit aussi de faire l’acquisition de panneaux électroniques dynamiques en 2025, pour 327 000 $. Pour financer ces dépenses, un emprunt de 3,5 M$ est prévu en 2025, le reste étant issu de subventions et de fonds dont dispose déjà la Ville.