28 juillet 2021
Un sixième candidat veut embarquer dans la course
Jean Caumartin tente sa chance à la mairie de Belœil
Par: Vincent Guilbault
Me Jean Caumartin.Photo François Larivière | L’Oeil Régional ©��

Me Jean Caumartin.Photo François Larivière | L’Oeil Régional ©

C’est à titre de candidat indépendant que l’avocat de formation Me Jean Caumartin tentera de se faire élire comme maire de Belœil en novembre prochain. L’homme s’est donné comme priorité de développer de nouveaux espaces verts dans la ville, notamment dans le Vieux-Belœil.

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Membre du barreau depuis 1993, Jean Caumartin détient aussi un bac en économie et a surtout pratiqué le droit civil. Père d’un garçon, il est résident de Belœil depuis 2008.

L’aspirant maire s’est fait connaître dans les pages de L’ŒIL en lien avec la poursuite qu’il a intentée contre la Ville de Belœil contre la venue d’un parc canin devant son domicile. Le jugement dans cette cause est toujours en attente.

S’il ne se présente pas directement à cause de cet épisode, le candidat admet que l’histoire du parc canin l’a amené à fréquenter plus assidûment les séances publiques du conseil municipal. « On découvre la vie municipale et on vient à se dire que, si je me présentais, je ferais mieux, selon mon humble avis. Et [on se dit] qu’on n’est pas satisfait des décisions dans plusieurs domaines, pas seulement dans l’histoire du parc canin. »

Il précise toutefois qu’il n’aura pas le même regard sur le parc canin en tant que maire que comme individu si jamais il devait se prononcer. Il ne s’oppose pas non plus à ce type d’installation, mais pense que la place d’un parc pour les chiens n’est pas dans un quartier résidentiel pour des raisons de quiétude.

Espaces verts
Sa « règle numéro un », c’est la saine gestion des finances publiques, dit-il. Suivie par la préservation et la création d’espaces verts. « On est rendus en 2021, les gens sont rendus là. Ils veulent des espaces verts, c’est une question de qualité de vie; une question même de survie. Nous n’avons pas assez d’espaces verts à Belœil. »

Une des critiques qu’il formule contre l’administration actuelle, c’est le choix de bâtir une école dans le parc de la Baronne, comme l’avait annoncé la Ville en avril dernier. « Les espaces verts, c’est important. Quand tu en as un dans un quartier, il faut le garder, faut l’épargner, le protéger. Je trouve ça épouvantable qu’une Ville agisse comme ça. »

Même si les élus ont rapidement reculé sur cette décision devant la grogne des résidents du quartier, le candidat pense que la Ville a perdu trop d’énergie en amont. « Au point de départ, songer à construire sur un espace vert, ce n’est pas une décision éclairée. On peut trouver mieux. Pour le développement de Belœil, c’est la rue Saint-Jean-Baptiste. Entre le carrefour giratoire et l’autoroute 20. C’est là que ça devrait se faire », estime-t-il.

Il aimerait d’ailleurs que la rue Saint-Jean Baptise soit embellie, qu’elle puisse devenir une vraie « porte d’entrée de la ville ». Sans rentrer dans le détail, il souligne que la rue devrait être plus attrayante, notamment plus large, et profiter un peu plus de la vue qu’elle offre sur le mont Saint-Hilaire.
C’est aussi dans cette idée de préservation qu’il s’oppose au changement de zonage d’une parcelle du terrain du Golf Belœil. « Les espaces verts sont trop importants. Bâtir sur le golf, le poumon de la ville, ce n’est pas une bonne idée. »

Il n’exclut pas une aide financière de la Ville auprès du golf pour aider l’organisation, notamment par un prêt, mais il ne veut pas s’engager auprès des électeurs pour le moment.

Sixième candidat
Jean Caumartin se présente sans équipe. « Je ne veux pas être soumis à une ligne de parti, je veux être à l’écoute directement des citoyens, sans contraintes. » Il condamne d’ailleurs le fait que les décisions à Belœil se prennent toujours de façon unanime, sans débat.

Même s’il est le sixième candidat à se présenter au poste de maire, M. Caumartin ne croit pas qu’il divisera le vote d’opposition et qu’il pourrait par exemple favoriser l’élection de la mairesse sortante, Diane Lavoie. « C’est le conseil municipal [actuel] qui se présente. C’est la vieille garde : la mairesse, deux conseillers municipaux, une ancienne employée de la Ville. […] Si [les électeurs] veulent du sang nouveau, ils savent quoi faire. »

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