21 septembre 2022
Élections provinciales | Parti conservateur du Québec
Jean-Félix Racicot veut plus de pouvoir en matière de transport pour les villes
Par: Vincent Guilbault
Jean-Félix Racicot, candidat conservateur dans Borduas, promet de se rendre disponible auprès des citoyens, mais aussi des élus municipaux. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Jean-Félix Racicot, candidat conservateur dans Borduas, promet de se rendre disponible auprès des citoyens, mais aussi des élus municipaux. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Le candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans Borduas, Jean-Félix Racicot, parle beaucoup de transport et d’économie. Un peu à l’image de son chef Éric Duhaime, il souhaite aussi laisser plus de marge de manœuvre aux municipalités avec une décentralisation des pouvoirs de Québec.
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Dans sa tournée des différentes municipalités, le candidat et avocat de formation souligne que les élus lui ont surtout fait part de problèmes en matière de sécurité routière. S’il reconnaît que le travail de sécurisation de certains points problématiques est déjà en voie de se réaliser, il pense que l’intervention du ministère des Transports tarde à se manifester à d’autres endroits. Il souligne par exemple le cas de l’intersection de la 116 et du chemin du Grand-Rang à Sainte-Marie-Madeleine, qui a été le théâtre de plusieurs décès et pour laquelle une pétition de plus de 1200 noms a demandé une intervention du MTQ pour améliorer la sécurité. « Il va falloir arrêter de faire des pétitions et que quelqu’un prenne ça en main et qu’on aboutisse à quelque chose de plus sécuritaire. »

M. Racicot propose notamment de remettre plus de pouvoir entre les mains des autorités locales. « Beaucoup d’élus appellent le ministère des Transports le “mystère” des Transports. On peut communiquer avec le MTQ, mais on ne reçoit pas nécessairement une réponse dans un délai raisonnable et [ses employés] ont leur propre façon de raisonner et de gérer les demandes. » Les priorités devraient se discuter avec les élus locaux, dit-il.

« On veut que les instances locales puissent prendre des décisions, elles qui ont le nez dans le problème tous les jours. On doit donner des pouvoirs décisionnels aux municipalités, même si ça peut parfois aller contre les normes du MTQ. »

Toujours en matière de transport, il rappelle aussi l’engagement de son parti de hausser la vitesse de circulation des voitures à 120 km/h sur certaines sections d’autoroute et aussi d’ajouter une ou deux voies sur l’autoroute 20. Le PCQ propose d’ailleurs dans sa plateforme de réserver une des voies aux camions.

Cette 3e voie sur la 20, déjà existante entre Sainte-Julie et Montréal, pourrait être éventuellement prolongée jusqu’à Québec. Mais dans un premier mandat, M. Racicot veut qu’elle se rende au moins jusqu’à Saint-Hyacinthe.

Questionné sur le transport en commun, M. Racicot a dit que ça ne « fait pas partie de ses engagements dans le comté pour le moment ».

Économie et santé

Sans trop revenir sur la gestion de la pandémie, M. Racicot pense tout de même qu’il faut baliser la façon du gouvernement d’intervenir de façon plus large dans l’économie, surtout « quand le gouvernement se permet de fermer des entreprises sans préavis ».

« Le gouvernement disait respecter toutes les recommandations de la santé publique, comme un enfant écoute sa mère, mais on a su par après que ce n’était pas vrai qu’elle disait de fermer les restaurants. Ça a des conséquences lorsqu’on se donne le droit de priver les entreprises de leurs revenus. » Il souligne d’ailleurs la fermeture des Trois Tilleuls et du Manoir Rouville-Campbell comme conséquence des mesures sanitaires. « Est-ce qu’on veut vraiment continuer dans un climat économique comme ça? Nous, on veut éviter trop de taxation et redonner aux gens la capacité de faire face à leurs obligations. Avec l’inflation qui monte et les difficultés économiques annoncées […], les gens vont avoir besoin de lousse. » V.G.

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