4 mai 2022
Partielle dans le district 6 de Belœil
Jean-Yves Labadie veut revenir au conseil
Par: Olivier Dénommée
Jean-Yves Labadie.Photo gracieuseté

Jean-Yves Labadie.Photo gracieuseté

Le décès soudain de Pierre Verret, conseiller du district 6 de Belœil depuis plus de 17 ans, a forcé la Ville à rapidement déclencher une élection partielle pour combler son siège laissé vacant. Son ancien collègue Jean-Yves Labadie a été le premier à déclarer ses intentions pour lui succéder, même si Oser Belœil doit aussi présenter un candidat.

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M. Labadie n’est pas étranger au conseil de Belœil, lui qui a siégé pendant 18 ans comme conseiller du district 8 jusqu’à sa défaite le 7 novembre dernier. Il est aussi demeuré très actif lors des périodes de questions en séances publiques et n’a jamais cessé de s’intéresser aux dossiers chauds de la Ville. « J’ai continué de suivre les différents dossiers, même sans faire partie du conseil. J’ai toujours été là pour aider mes collègues, poser des questions et valider certaines choses », note le candidat.

M. Labadie avait notamment réclamé des excuses du parti de la mairesse Nadine Viau, Oser Belœil, et en particulier au conseiller Karim-André Laz au sujet de ce qui avait été perçu comme des accusations envers le parti Belœil gagnant, de la mairesse sortante Diane Lavoie, pour le vol des pancartes en pleine campagne électorale. Mais malgré ces accrochages avec certains élus, M. Labadie sent qu’il peut avoir un rôle à jouer au sein de ce conseil divisé entre trois partis. « Poser des questions parfois difficiles, ça fait aussi partie de la joute politique. Avec différents partis autour de la table, c’est normal d’avoir différentes opinions et c’est sain d’avoir les deux côtés d’une médaille! […] Je sens que j’ai ma place au conseil malgré la défaite de novembre. Les gens ont voulu du changement et ils en ont eu, mais il est aussi bénéfique d’avoir des gens avec de l’expérience. »

Jean-Yves Labadie ajoute que la famille de Pierre Verret est derrière lui dans cette campagne électorale. M. Verret lui-même lui aurait proposé de reprendre le flambeau à la suite de ses récents problèmes de santé. « Pierre avait déjà combattu un cancer par le passé et il a eu d’autres problèmes de santé en février. Il allait mieux, mais m’avait approché dans les dernières semaines pour connaître mon intérêt parce qu’il pensait qu’il n’aurait pas l’énergie pour compléter un mandat de quatre ans. » M. Labadie avait d’ailleurs commencé à suivre de plus près les dossiers du district 6, comme l’important projet de réfection de la rue Gagnon, l’installation de modules au parc Gédéon- Coursolles et l’enjeu des locaux modulaires qui vont faire leur apparition dans les prochains mois dans la cour de l’école Le Tournesol. « Je connaissais quand même bien le secteur et sa réalité pour avoir été conseiller d’une partie de celui-ci [avant les redécoupages électoraux] », rappelle-t-il.

Possible course à deux

Au moment d’écrire ces lignes, aucun autre candidat ne s’était encore manifesté. Les partis Belœil, c’est nous! et Belœil debout ont fait le choix de ne pas présenter de candidat.

Dans le cas de Belœil debout, son chef Réginald Gagnon confirme qu’il appuiera ouvertement la candidature de Jean-Yves Labadie. « On a siégé ensemble pendant au moins 12 ans au conseil. C’est une personne avec de belles valeurs et une bonne tête. C’est un gars qui ne s’est pas fait d’ennemis pendant toutes ces années et je pense que le conseil a besoin de gens d’harmonie et d’expérience comme lui », explique-t-il.

Du côté de Belœil, c’est nous!, son chef Luc Cossette a expliqué par voie de communiqué qu’il ne souhaitait pas « déséquilibrer » le conseil en y faisant élire un conseiller de plus issu de son équipe. « Le conseil actuel est équilibré et représentatif de tous les citoyens. Cette situation favorise les échanges et les débats d’idées qui influencent les élus à prendre les meilleures décisions dans l’intérêt des citoyens. »

En effet, cette élection partielle pourrait revêtir une importance bien plus grande qu’à l’habitude : le conseil élu le 7 novembre est divisé entre trois partis, soit Oser Belœil, parti de la mairesse Nadine Viau et de trois des conseillers, Belœil gagnant, représenté par trois conseillers, et Belœil, c’est nous!, avec deux élus.

Les candidats ont jusqu’au 13 mai pour entrer dans la course en vue d’un scrutin le 12 juin. Au moment d’écrire ces lignes, le Parti des citoyens n’avait pas encore décidé d’envoyer ou non un candidat à l’élection partielle et Oser Belœil confirme avoir trouvé son candidat, qu’il présentera dans les prochains jours.

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