21 septembre 2022
Boisés de la zone A-16
La campagne de sociofinancement bat de l’aile
Par: Denis Bélanger
Marcel Leboeuf. Photothèque | L’Œil Régional ©

Marcel Leboeuf. Photothèque | L’Œil Régional ©

La campagne de sociofinancement de la Ville de Mont-Saint-Hilaire pour l’acquisition de boisés dans la zone A-16 a récolté jusqu’à maintenant près de 14 000 $. La Municipalité est encore bien loin de son objectif de 500 000 $. L’instigateur de cette initiative, le conseiller municipal de Mouvement citoyen, Marcel Leboeuf, entend aller sur le terrain pour récolter des appuis.
Publicité
Activer le son

Rappelons que Mont-Saint-Hilaire souhaite acquérir notamment deux boisés situés dans la zone A-16, zone qui fera éventuellement l’objet d’un développement résidentiel. Les deux lots en question appartenant aux propriétaires terriens du secteur sont protégés d’un projet résidentiel en vertu de la réglementation nouvellement en vigueur. La Ville souhaite les acquérir pour assurer leur pérennité et les rendre accessibles au public. Du financement jusqu’à la hauteur du deux tiers du coût est disponible dans le cadre du programme de la Trame verte et bleue de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

M. Leboeuf souhaite sentir l’appui des gens dans son porte-à-porte. « Ça fait longtemps que j’ai eu cette idée. Je sais que c’est beaucoup d’argent. Même si on ne donne que 5 $, je veux voir si le monde a un intérêt pour ça. Nous allons le voir rapidement si l’intérêt est là ou non. Plus les gens vont nous appuyer, mieux ce sera pour obtenir du financement de la CMM », souligne l’élu qui a versé 1000 $, tout comme le maire Marc-André Guertin et le conseiller Gaston Meilleur.

Pas de contribution

La cheffe de Mouvement citoyen et ancienne candidate à la mairie, Carole Blouin, ne contribuera pas à cette campagne de financement. Elle ne souhaite pas enrichir les propriétaires pour des boisés qui sont déjà protégés par la réglementation. « L’achat des boisés ne vient pas changer ou diminuer la densité du projet qui est contesté par une bonne part de la population. J’aurais contribué si l’argent avait servi à acheter le Verger Sullivan Raymond par exemple », a déclaré Mme Blouin lors de la séance ordinaire du conseil municipal du 12 septembre. D.B.

image