23 novembre 2021
Frappée de plein fouet par la pénurie de main-d’œuvre
La Clinique de réadaptation du Faubourg n’est plus
Par: Denis Bélanger

Benoit Gariépy s’est grandement impliqué dans la communauté. Il a entre autres été membredu comité organisateur du Salon Week-end Santé et président de la Chambre de commerceet d’industrie Vallée-du-Richelieu. Photothèque | L’OEil Régional ©

Après plus de 20 ans d’activités, la Clinique de réadaptation du Faubourg de Mont-Saint-Hilaire a fermé définitivement ses portes le 5 novembre dernier. La pénurie de main-d’œuvre criante et existante depuis quelques années est la raison qui a mené les actionnaires à mettre la clé dans la porte.

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L’un des copropriétaires de la Clinique, Benoit Gariépy, assure que la pandémie de la COVID-19 n’y est pour rien. « Le problème existait déjà avant. J’allais perdre deux autres employés pour diverses raisons. Notre clientèle était très fidèle, mais nous n’avions pas les professionnels requis pour offrir nos services affichés. Nous n’avions pas le choix de fermer, nous occupions en plus de grands locaux. »

Au moment de la fermeture, la clinique comptait 12 employés à son actif. « Nous en avions 19 il y a quelques années. Les départs à la retraite dans le secteur public sont un facteur expliquant la pénurie de main-d’œuvre. De plus, il est devenu beaucoup plus facile pour certains professionnels, dont les physiothérapeutes, de démarrer leur propre affaire chez eux, et ce, sans les inconvénients que nous avons comme celui d’assumer des coûts de loyer. »

La dernière semaine a été une véritable montagne russe sur le plan émotionnel pour M. Gariépy. « Je pensais que serait plus facile une fois l’annonce faite. Ç’a été une décision déchirante, car c’était notre bébé depuis des années. »

La Clinique de physiothérapie Promenade de Savoy a été fondée en 1999 et est devenue la Clinique de réadaptation du Faubourg en 2005. Sa mission initiale était la physiothérapie et, au fil des ans, plusieurs services ont été ajoutés afin de devenir une clinique multidisciplinaire. Comptable de formation, Benoit Gariépy est devenu copropriétaire de la Clinique en décembre 2014 tout en conservant son emploi au Fonds de solidarité. « Mon épouse Élise Dupont travaillait à la clinique depuis longtemps et c’est par cette voie que s’est présentée l’opportunité pour la clinique. »

Grande implication communautaire

L’une des plus grandes fiertés de Benoit Gariépy est son implication communautaire. Il a entre autres été organisateur de la Journée Terry Fox de la Vallée-du-Richelieu de même que la Course des lucioles qui s’inscrit dans les activités du Grand défi Pierre Lavoie. Il avait réussi à attirer plus de 1000 jeunes. M. Gariépy a aussi été membre du comité organisateur du Salon Week-end Santé de la Chambre de commerce et d’industrie Vallée-du-Richelieu (CCIVR). Il est aussi l’actuel président de la CCIVR.

« Je dois me laisser un certain temps pour voir comment va se traduire dorénavant mon implication communautaire. Les événements de la CCIVR vont continuer par eux-mêmes, mais c’est certain qu’il y a d’autres trucs qui vont probablement tomber. »

 

Départ de la CCIVR

Benoit Gariépy quittera la présidence de la Chambre de commerce et d’industrie Vallée-du-Richelieu (CCIVR) dans les prochaines semaines, le temps de bien fermer certains dossiers sur lesquels il œuvrait au sein du conseil d’administration. « Je préfère mettre un terme à mon mandat à la présidence rapidement afin de permettre à l’organisation de continuer à bien représenter et à soutenir ses membres, spécialement dans cette période particulière qui affecte de nombreux commerces et entreprises. »

La CCIVR a tenu à souligner l’implication de M. Gariépy au sein de l’organisation. « Benoît nous manquera assurément. Nous le remercions pour sa grande implication, son leadership bienveillant, son écoute, son intégrité et sa gentillesse envers ses collègues administrateurs et la permanence. Nous travaillerons à faire honneur à ces qualités si inspirantes, qu’il a su nous transmettre », a déclaré la directrice générale de la CCIVR, Julie La Rochelle.

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