30 novembre 2022
Cahier d’histoire
La Société d’histoire célèbre ses 50 ans avec un nouvel ouvrage
Par: Vincent Guilbault
Plusieurs administrateurs de la Société, membres bénévoles du comité du 50e anniversaire ou ayant participé aux projets phares du cinquantenaire de la SHGBMSH. Carole Clément, de l’équipe du Cahier, était absente au moment de la prise de vue.Photo Vincent Guilbault | L’Œil Régional ©

Plusieurs administrateurs de la Société, membres bénévoles du comité du 50e anniversaire ou ayant participé aux projets phares du cinquantenaire de la SHGBMSH. Carole Clément, de l’équipe du Cahier, était absente au moment de la prise de vue.Photo Vincent Guilbault | L’Œil Régional ©

Afin de souligner son 50e anniversaire, la Société d’histoire et de généalogie de Belœil–Mont-Saint-Hilaire (SHGBMSH) a lancé une édition spéciale de son Cahier d’histoire le 20 novembre dernier, devant plusieurs dignitaires au pavillon Jordi-Bonet, à Mont-Saint-Hilaire.

Publicité
Activer le son

Le document d’une centaine de pages, qui se veut le premier de deux cahiers dédiés à l’histoire de l’organisme, prend la forme d’une rétrospective visuelle de plusieurs événements marquants survenus dans la région.
Le cahier parcourt la vie de la région en 72 photos provenant surtout du fonds d’archives de L’Œil Régional. Le journal, qui célébrait son cinquantenaire en 2020, a confié ses archives photographiques à la Société, qui bénéficie ainsi de milliers d’instants qu’ont saisis ses photographes au gré de l’actualité des dernières décennies.

La suite sur les 50 ans de la Société paraîtra dans le numéro de février.

50 ans de collaboration
Depuis sa création en 1971, la SHGBMSH s’est imposée comme une figure incontournable de la préservation de la mémoire dans la région. « Dès les années 1980, nous nous lançons dans des activités qui nous définissent comme diffuseurs de connaissances sur l’histoire locale et régionale », souligne Alain Côté, le président de la SHGBMSH. Il cite en exemple le concours d’histoire destiné aux écoliers, les quelque 330 conférences données par l’organisme, la parution des Cahiers d’histoire depuis 1981 et le bulletin d’information interne devenu Le Passeur, en 1985.

La Société jouera aussi un rôle d’archives et de conservation de documents avec les années. « À la suite du décès de notre coloré et regretté président fondateur Armand Cardinal en 1992, son épouse, Suzette Dorval-Cardinal, nous fait don de ses archives, qui constituent, encore aujourd’hui, le plus gros de nos fonds d’archives. Ce legs amène la Société à développer la conservation du patrimoine, un aspect crucial de sa mission, puisqu’il rend accessible la recherche. »

Au début des années 2000, L’Œil Régional versera un premier lot de ses archives photographiques pour constituer un fonds d’images, qui servira notamment à la préparation du cahier du 50e.

Avec les années, le travail de l’organisme s’impose aussi dans la région. « Nos interventions visant à faire connaître l’histoire des lieux augmentent; depuis 2001, des plaques commémoratives au pont Jordi-Bonet racontent aux passants l’histoire du passage d’une rive à l’autre et présentent Jordi Bonet. Huit ans plus tard, grâce au travail de la Société, particulièrement de Pierre Gadbois, la croix de chemin William est restaurée, déplacée sur l’un des terrains adjacents à la maison Villebon, puis bénite. »

La parution du livre sur la remontée du Richelieu par Champlain en 2009 annonce aussi une série de publications aux éditions Histoire Québec. En 2010, la Société publie un livre sur le Manoir Rouville-Campbell. Il est suivi d’un deuxième sur la ville de Mont-Saint-Hilaire en 2012 pour souligner le centenaire de la constitution du village de Saint-Hilaire, puis d’un troisième pour souligner le centenaire de la fondation de McMasterville en 2017, rédigés par Pierre Lambert.

L’organisme rédige les textes de six panneaux d’interprétation entourant le monument de la Canadian Industries Limited au parc Commémoratif de McMasterville. En 2014, plus de 40 panneaux du circuit patrimonial de Belœil sont conçus et installés devant des bâtiments à caractère patrimonial.

Les chercheurs se voient aussi confier des mandats des autorités municipales, comme l’établissement de l’inventaire du patrimoine bâti de Saint-Mathieu-de-Belœil, un mémoire à la Ville de Mont-Saint-Hilaire, en collaboration avec Patrimoine hilairemontais, qui servira de base à l’élaboration de la politique patrimoniale de la ville puis le dépôt à la Ville de Belœil du Mémoire sur le Carré Saint-Jean-Baptiste, coécrit par Pierre Gadbois et Guy Dubé, qui traite des conséquences qu’entraînerait la construction de bâtiments.
Pour connaître les points de vente du Cahier histoire, octobre 2022 : shgbmsh.org/cahiers-d-histoire.

image