18 novembre 2021
Meurtre de Julie Morrisson
L’appel de Louis Pelletier rejeté
Par: Denis Bélanger

Louis Pelletier. Photothèque | L’OEil Régional ©

Julie Morrisson. Photo gracieuseté

Reconnu coupable du meurtre prémédité de son ex-conjointe Julie Morrisson et d’outrage au cadavre, Louis Pelletier vient d’être débouté par la Cour d’appel. Le quinquagénaire purge présentement une peine d’emprisonnement à vie et sera admissible à une libération conditionnelle seulement après 25 ans de détention.

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Le sordide drame remonte déjà à plus de huit ans. Le corps de Mme Morrisson, alors âgée de 39 ans, avait été retrouvé dans une voiture calcinée sur le chemin Ozias-Leduc, près d’Otterburn Park, le 30 juin 2013. La courtière en immobilier travaillait à l’époque à Belœil.

Louis Pelletier, qui demeurait à l’époque à Marieville, avait été arrêté sur son lieu de travail à Abercorn, six mois après la macabre découverte. Le procès n’avait commencé qu’en septembre 2018 au palais de justice de Saint-Hyacinthe. Le suspect avait été reconnu coupable quelques semaines plus tard par les membres du jury.

Erreurs de droit

Louis Pelletier a tenté d’invalider le verdict initial en soulignant entre autres que la juge a erré en limitant son contre-interrogatoire avec un témoin ainsi qu’en omettant de donner une directive à un autre témoin. Ces deux arguments ont été rejetés par la Cour d’appel. Pelletier a également mis en cause la validité de certaines déclarations contenues dans la preuve.

Le juge Martin Vauclair a admis que le tribunal de première instance avait erronément admis certaines déclarations, mais que ce n’était pas suffisant pour casser le verdict. « Compte tenu de l’ensemble de la preuve, je crois que les déclarations erronément admises n’ont pas eu de conséquences préjudiciables au sens de la jurisprudence », peut-on lire dans le jugement.

Relation tumultueuse

La victime avait mis fin à sa relation de courte durée avec Louis Pelletier, quelque temps avant le crime. Selon plusieurs témoins, Pelletier était harcelant et menaçant. Elle en avait peur, car il s’adonnait à la production et au trafic de stupéfiants. Elle avait même gardé en garantie une bague de fiançailles que Pelletier lui avait donnée, car ce dernier lui devait de l’argent. La police avait même été appelée à intervenir au début de juin 2013.

Durant le procès, la preuve avait révélé que l’accusé cherchait du combustible à briquet dans une station-service de Chambly aux petites heures du matin du crime et avait acheté de l’essence et un briquet. Un témoin ne pouvait confirmer si Pelletier avait mis de l’essence dans son réservoir, mais il pouvait affirmer avec certitude que l’homme ne fumait pas. De son côté, Louis Pelletier n’avait offert aucune preuve en défense et n’avait plaidé que le doute raisonnable.

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