Le Centre de jour de la maison Victor-Gadbois offre des services spécialisées aux personnes atteintes d’un cancer incurable, mais qui qui ne sont pas en fin de vie.
«Ici, ce n’est pas la maladie qui est au cœur des discussions, c’est l’être humain. Et ça, ça fait changement», explique la directrice générale adjointe des soins Nathalie Savard.
Au Centre de jour, les bénévoles prennent activement part aux discussions avec les accompagnateurs et les patients – que le centre préfère nommer les usagers. Il est parfois même difficile de départager les malades des accompagnateurs. Certains créent même des amitiés qui finissent par rayonner hors des murs de l’organisme.
«Ils peuvent être attirés par les services du centre de jour, mais c’est finalement les personnes qu’ils ont côtoyées qui vivent la même chose qu’eux qui vont leur avoir donné le goût de revenir de semaine en semaine», témoigne la directrice générale adjointe au financement, Mélanie Marsolais.
Afin de refléter cette philosophie, l’organisme à but non lucratif a volontairement décidé de ne pas imposer d’uniforme aux membres de son personnel. Les différents membres du personnel ne se promènent pas non plus avec leur paperasse, même lors des évaluations. Afin de permettre des suivis de leurs patients, l’équipe se réunit tous les jours pour discuter de leurs observations. «Nous ne voulons pas donner l’impression aux invités d’être questionnés. Les professionnels doivent connaître leurs critères d’évaluation par cœur», expose Mme Savard.
Apaisant
L’entrée du Centre de jour est séparée de celle de la maison de soins palliatifs, puisque les deux clientèles sont totalement différentes. Le centre s’ouvre sur un grand espace dont les murs sont colorés par de grandes toiles aux couleurs bleutées. «Le premier symptôme de la maladie, c’est l’anxiété, explique Mme Savard. C’était important pour nous de créer un rythme apaisant.»
Art Thérapie
L’organisme collabore à une recherche sur la thérapie par l’art. Patients et accompagnateurs peuvent laisser aller leur créativité à travers le dessin, l’aquarelle, le coloriage, la création de mandalas ou encore la participation à des projets collectifs (comme la création d’une courtepointe). Le local dispose également d’un bac à sable, où les participants peuvent y créer des histoires grâces aux nombreuses figurines qui garnissent les tablettes du local. «Le but est de s’exprimer, d’accepter l’imperfection», témoigne une invitée qui a adopté cette forme de thérapie. Une thérapeute est aussi présente pour discuter des créations avec les invités.
Pour tous les sens
Stimulante pour certains, apaisante pour d’autres, la chambre de stimulation sensorielle joue avec les textures, les sons, les odeurs et les lumières pour amener le patient à recréer l’ambiance souhaitée.
Massothérapie et bain
Si les services sont offerts à tous, les massothérapeutes dispensent plus souvent des massages aux patients. Les accompagnateurs préfèrent souvent des massages sur chaise, afin de laisser la table de massage aux patients. Les patients peuvent également se détendre dans un bain thérapeutique adjacent à la pièce.
Aux petits soins
Invités et accompagnateurs peuvent recevoir une mise en plis, une coupe, des conseils de coiffure, manucure, pédicure ou un maquillage. Le service est d’ailleurs en forte demande, témoigne la coiffeuse bénévole qui y œuvre, à un tel point que l’organisme recherche une deuxième coiffeuse bénévole pour des mises en plis et des coupes.