15 octobre 2021
Mont-Saint-Hilaire
Le dossier de la rue Saint-Georges officiellement clos
Par: Denis Bélanger

Plusieurs maisons de la rue Saint-Georgesont été démolies en 2019 pour le projetavorté de développement mixte.Photothèque | L’OEil Régional ©

Le litige entourant le développement de la rue Saint-Georges est officiellement clos alors que les dernières démarches liées au dossier ont été complétées cet été. La Ville de Mont-Saint-Hilaire a reçu la confirmation à cet effet en septembre.

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La Ville est très heureuse de pouvoir tourner la page sur cette histoire qui a duré plus de deux ans sur le plan légal. Rappelons que les propriétaires du Metro de Mont-Saint-Hilaire avaient intenté une poursuite en avril 2019 contre la Ville et le promoteur Odacité pour empêcher la réalisation du projet de développement mixte articulé autour du déménagement du IGA Pepin sur Saint-Georges. Les commerçants voisins du site convoité pour le projet, L’Eau Vive et Le Pain dans les Voiles, s’étaient joints par la suite au recours. En octobre de la même année, un juge avait statué que les travaux ne pouvaient pas être réalisés avant que la cause ne soit entendue devant le tribunal.

Bien que la famille Pepin ait renoncé à la rue Saint-Georges pour se tourner en 2020 vers un terrain du boulevard Sir-Wilfrid-Laurier, les parties impliquées dans le dossier n’en sont venues à une entente qu’au 1er mars 2021 pour éviter la tenue d’un procès.

La Ville devait compléter plusieurs démarches en vertu de cette entente hors cours, dont la réalisation d’une étude de l’offre alimentaire du secteur et la modification de la réglementation du centre-ville. La superficie maximale des locaux sur la rue pour les nouveaux bâtiments a été entre autres réduite à 2500 m2, soit celle qui était prévue par la Municipalité avant que le projet de développement d’Odacité ne s’impose dans l’agenda.

Toujours dans la foulée de l’entente à l’amiable, Mont-Saint-Hilaire a aussi vendu en juillet une parcelle de terrain aux propriétaires du Pain dans les Voiles et L’Eau Vive, au montant de 92 813,97 $. Le lot permettra aux commerçants d’offrir plus d’espaces de stationnement.

Frais d’avocat importants

Le dossier de la rue Saint-Georges et du plan particulier d’urbanisme (PPU) du centre-ville aura coûté des centaines de milliers de dollars à la Municipalité en frais d’avocats. Des dépenses avaient été engagées dès 2018, année où le projet a été connu au grand jour. Les frais d’avocats s’élèvent depuis à un plus de 326 000 $, et ce montant n’inclut pas les possibles frais encourus depuis juillet dernier. La facture pour les six premiers mois de 2021, plus modeste, s’élève à 6997,42 $.

Rappelons qu’en plus de la poursuite initiée par Metro, la Ville a dû défendre la validité de son PPU devant la Commission municipale du Québec, au printemps 2019.

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