20 octobre 2021
Accumulation de matériel dans le sous-sol de l’église
Le Vestiaire St-Matthieu menacé de fermeture
Par: Denis Bélanger

Carmelle Désormeaux dans le local du Vestiaire St-Matthieu.Photo François Larivière | L’Œil Régional

Carmelle Désormeaux en compagnie de bénévoles dans le local du Vestiaire St-Matthieu.Photo François Larivière | L’Œil Régional

La friperie située dans le sous-sol de l’église Saint-Matthieu de Belœil risque de perdre son local et devoir fermer ses portes à la fin de l’année en raison d’anomalies relevées par la Régie intermunicipale de sécurité incendie de la Vallée-du-Richelieu (RISIVR).

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Le Vestiaire St-Matthieu, administré par l’Association Marie-Reine, risque fortement de devoir ainsi fermer le comptoir venant en aide à plusieurs personnes dans le besoin.

Le Vestiaire St-Matthieu opère depuis des années et les recettes de ses ventes sont redistribuées aux Centres d’aide aux femmes et enfants victimes de violence de la Montérégie. Une aide financière estimée dans les 20 000 $, annuellement.

« C’est un besoin dans la région, ce type de comptoir familial. Les demandes ont même augmenté durant la pandémie. Il y a quelques semaines, on a fait des ventes d’environ 900 $ en une journée alors que les morceaux de vêtements sont vendus à moins de 1 », rapporte la présidente de l’Association, Carmelle Désormeaux.

L’organisme a aussi le défi de trouver un local abordable. Il paye actuellement moins de 400 $ par mois. « Nous avons mis un cadenas sur notre boîte pour ne pas récupérer trop de vêtements. Nous avons contacté Grands Frères Grandes Sœurs de Montréal pour qu’ils viennent récupérer notre stock », renchérit Mme Désormeaux.

Accumulation excessive

Un préventionniste de la RISIVR est allé inspecter l’endroit cet été à la suite d’une plainte d’un citoyen concernant l’accumulation importante de matériel dans le Vestiaire. La Fabrique de la paroisse Trinité-sur-Richelieu a été informée le 31 août que le sous-sol contrevenait aux règles en matière de prévention incendie.

« En procédant à l’inspection des lieux, notre préventionniste a constaté une accumulation excessive de matériels et d’accessoires. L’accumulation y était plus importante que ce qui est retrouvé dans un commerce standard en considérant l’espace disponible. Par conséquent, la charge calorifique est très élevée, surtout en considérant que ce type de bâtiment (église) n’est pas conçu pour ce type d’usage. La sécurité des gens se trouvant dans l’édifice demeure notre principale préoccupation », explique le directeur incendie de la RISIVR, Pierre-Damien Arel.

Bail pas renouvelé

M. Arel assure que la Régie a demandé à la Fabrique d’apporter des correctifs. Cette dernière a choisi d’abord de ne pas renouveler le bail de l’Association Marie-Reine qui vient à échéance à la fin de l’année. Selon la gestionnaire à la Fabrique, Johanne Vallée, les solutions au problème étaient bien minces.

« Nous ne pouvions pas faire des travaux dans le sous-sol, les coûts auraient été exorbitants. C’est triste pour l’Association Marie-Reine; ce l’est aussi pour la Fabrique, nous ne pouvons même plus nous en servir pour des réunions. Nous ne pouvons qu’y entreposer la crèche et c’est tout. Nous sommes deux victimes dans ce dossier. »

De son côté, la Ville de Belœil a joué le rôle de facilitatrice pour trouver une solution convenable à toutes les parties. Une solution sera proposée à l’organisme dans les prochains jours par la Fabrique, qui sera accompagnée par les gens de la RISIVR.

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