16 octobre 2021
Dans le cadre du 20e anniversaire de la Maison amérindienne
L’épopée de la Maison amérindienne racontée dans un ouvrage historique
Par: Denis Bélanger

L’historien Jean-Marie Fallu a profité de la pandémie pour réaliser l’ouvrage La vraie histoire du parc de l’érablière qui plongera les lecteurs dans les circonstances et les différentes tractations qui ont mené à la création de La Maison amérindienne au sein du parc de l’Érablière-Cardinal, à Mont-Saint-Hilaire.

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Jean-Marie Fallu a été directeur du Musée de la Gaspésie de 1982 à 1989 et de 1991 à 1997. C’est d’ailleurs à cette époque qu’il a connu André Michel qui était directeur de musée sur la Côte-Nord. M. Fallu a également fondé Patrimoine 1534, en 1997, une firme spécialisée en muséologie, en patrimoine et en tourisme culturel. Sa grande connaissance de l’histoire de la Gaspésie l’a amené en 1999 et 2000 à écrire et présenter les douze épisodes de la série télévisée Les Rendez-vous du patrimoine. Il a aussi rédigé plusieurs autres ouvrages. Il planche déjà sur un nouveau projet concernant l’histoire de Percé.

« J’ai toujours eu un intérêt par rapport aux traditions de notre histoire et aux perceptions parfois méconnues. En septembre 2020, j’ai visité La Maison amérindienne et André Michel m’a expliqué tout l’historique. J’avais trouvé ça intéressant et comme j’ai montré de l’intérêt, André Michel m’a proposé d’écrire un livre sur l’histoire de l’érablière. Il voulait un historien pour faire le travail. Je trouve d’ailleurs le projet de la Maison exemplaire, car il préserve une érablière et met en valeur les cultures amérindiennes », explique M. Fallu en entrevue.

Réalisé en collaboration avec la Société d’histoire et de généalogie Belœil–Mont-Saint-Hilaire, la première partie de l’ouvrage raconte l’historique de l’érablière et de ses divers occupants. L’ouvrage traite ensuite de la saga du parc de l’Érablière de 1988 à 1995 où est relatée la vente de l’érablière par Maurice Cardinal au groupe Lobato qui sera par la suite exproprié par la Ville. L’entrepreneur José Lobato s’est d’ailleurs compromis en écrivant dans le livre sa propre saga concernant le dossier de l’érablière.

Le dernier chapitre décrit, à partir des articles de L’Œil Régional conservés par André Michel et des lettres ouvertes des citoyens de Mont-Saint-Hilaire. Le livre aborde même les derniers rebondissements concernant le nom du parc. Rappelons que la majorité des élus ont entériné une recommandation du comité de toponymie et du patrimoine pour redonner à l’endroit le nom de parc de l’Érablière. La Commission de toponymie du Québec n’a pas encore officialisé ce changement. Le parc porte depuis 2014 le nom de parc de l’Érablière-Cardinal.

Jean-Marie Fallu s’est dit fier du résultat final. « J’ai mis beaucoup d’heures, mais j’ai été très emballé par le projet. On le fait parce qu’on aime ça. Je trouvais que c’était épique comme histoire. […] Je suis bien fier et je pense que c’est quelque chose qui pourra être repris. Je souhaite aussi que d’autres personnes fassent comme André Michel et mettent en valeur les cultures amérindiennes. »

Les responsables de La Maison amérindienne sont aussi amplement satisfaits de l’ouvrage. « S’il semblait normal de laisser une trace permanente de ces événements citoyens à travers la couverture médiatique, il était aussi important de retracer, pour son 20e anniversaire, la naissance originale et la vie tumultueuse de La Maison amérindienne qui occupe maintenant le site de la première cabane à sucre commerciale de la région, avec succès, en perpétuant les traditions acéricoles », fait savoir la direction de la Maison par voie de communiqué.

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