15 juin 2022
Quantum Desideratum – De l’échiquier à l’infini... d’Ellen Nutbrown
Les échecs comme prétexte pour philosopher
Par: Olivier Dénommée
La résidente de Mont-Saint-Hilaire Ellen Nutbrown a longtemps mijoté son premier livre, Quantum Desideratum – De l’échiquier à l’infini... avant d’enfin le publier. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

La résidente de Mont-Saint-Hilaire Ellen Nutbrown a longtemps mijoté son premier livre, Quantum Desideratum – De l’échiquier à l’infini... avant d’enfin le publier. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Si plusieurs personnes se sont découvert ou redécouvert un intérêt pour les échecs grâce à la série Le Jeu de la dame (The Queen’s Gambit en anglais), l’Hilairemontaise Ellen Nutbrown cultivait déjà cette passion depuis bien longtemps. Cette série l’a tout de même motivée à terminer un projet de livre qu’elle avait dans ses tiroirs depuis des années. Le résultat est Quantum Desideratum – De l’échiquier à l’infini..., un livre quelque part entre le roman et l’essai qui utilise allègrement le thème du jeu d’échec pour faire de la philosophie.
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« Ce livre est dans mon ordinateur depuis 2009 ou 2010. Cela faisait longtemps que je voulais le terminer, mais je ne connaissais pas la fin, que j’ai réécrite trois fois », raconte l’auteure au sujet de sa toute première œuvre de fiction. Initialement plus proche de l’essai littéraire, ce n’est qu’en fin de processus que Quantum Desideratum est devenu un roman campé dans la Vallée-du-Richelieu. L’essentiel de l’histoire se déroule à Mont-Saint-Hilaire et à Saint-Mathias-sur-Richelieu avant de se terminer pendant un tournoi d’échecs à Chambly.

Les joueurs d’échecs étant généralement des gens qui pensent et réfléchissent beaucoup, Ellen Nutbrown en a profité pour philosopher à travers les différents personnages qui ont tous des similitudes avec certaines pièces du jeu. « Par exemple, le personnage représentant le cavalier est un ménestrel et un poète, un chevalier servant né 1500 ans trop tard! Comme le cavalier [qui se déplace en L], c’est un déviant qui brise la ligne », illustre-t-elle. En plus de calquer la personnalité des personnages sur les différentes pièces, elle utilise le damier comme une représentation du blanc et du noir, du clair et de l’obscurité dans sa philosophie.

C’est notamment grâce aux chroniques parues dans La Presse du maître international aux échecs Camille Coudari que Mme Nutbrown doit son inspiration pour l’écriture de Quantum Desideratum. De nombreuses références à M. Coudari sont d’ailleurs parsemées un peu partout au fil de ce livre d’une centaine de pages. « J’ai eu beaucoup de plaisir à écrire ce premier livre et j’ai déjà beaucoup de matériel pour le deuxième! » Une suite est déjà dans les cartons pour l’Hilairemontaise, qui confirme que ce deuxième tome se terminera lors d’un autre tournoi d’échecs, cette fois à Otterburn Park, plus précisément à la Pointe-Valaine. « Dans le premier livre, c’est un club d’échecs parfait que l’on voit, mais c’est du maquillage qui va s’effriter un peu dans le deuxième », laisse entendre Ellen Nutbrown, sourire en coin. Elle va jusqu’à annoncer qu’elle a des projets pour un troisième livre sur le même thème.

Poésie et jeux de mots

Si, a priori, la philosophie à travers un jeu d’échecs ne semble pas le sujet le plus facile à aborder de façon accessible, Ellen Nutbrown assure qu’elle a tout fait pour rendre son premier livre « digeste », même pour ceux qui n’auraient aucune notion d’échecs. En plus des explications illustrées de certaines notions de base, le livre contient plusieurs éléments poétiques et surtout beaucoup de jeux de mots. « Je pense que le livre s’adresse vraiment à tout le monde qui aime lire, pas seulement les joueurs d’échecs », insiste-t-elle.

Quantum Desideratum – De l’échiquier à l’infini… d’Ellen Nutbrown est notamment disponible au Buropro Citation de Belœil ou en ligne sur le site de BouquinBec. Des copies se trouvent également à la bibliothèque de Mont-Saint-Hilaire.

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