9 février 2022
Lettre à la mairesse de Belœil
Par: L'Oeil Régional

Nadine Viau, mairesse de Belœil, sincèrement bravo. Au-delà des défis prévisibles et de l’apprentissage pour les nouveaux élus, il y a l’obligation de travailler positivement. Notre ville a grandement besoin d’amour.

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Qu’il s’agisse du Vieux-Belœil, de l’environnement, de la qualité de nos projets publics (McMasterville nous donne la leçon!), de la vitesse excessive dans nos rues (un danger pour nos enfants et nos aînés). Sur la vitesse, il y a l’urgence d’agir au niveau des rues des Chênes, Larose, Ange-Aimé-Lebrun, Laurendeau, etc. Dès le début des années 2000, de nombreuses villes posaient des gestes pour limiter la vitesse dans les quartiers résidentiels. Notre retard est considérable.
Rétablir la confiance : dans les dernières années, le conseil a ignoré les règles minimales d’une véritable consultation publique. Nous devons mettre en place un Bureau de consultation publique de Belœil. En bref, informer correctement, consulter avec respect, s’ouvrir sur l’expertise externe, analyser des options, des recommandations et des prises de décision.
Notre nouvelle mairesse et notre conseil municipal doivent aussi poser rapidement des gestes d’engagement : des séances plénières publiques en webdiffusion, l’adoption d’un premier véritable « Plan climat », protéger notre patrimoine architectural et notre paysage et poser des gestes pour le logement abordable.
Le traitement des élus de Belœil (salaire et allocations) : comment comprendre qu’un conseiller de Belœil bénéficie d’un traitement de près de 200 % plus important qu’un conseiller de Mont-Saint-Hilaire? Au même moment, les ménages de MSH sont de 20 % à 30 % plus « riches » que les ménages de Belœil? (Statistique Canada, 2016). Il faut revoir cette situation et, surtout, ne pas chercher d’excuse pour refuser d’agir.
Nouvelle école primaire : vous devez vous assurer que ce projet éveille enfin la réalisation d’un environnement institutionnel, récréatif et public comparable aux environnements de Sainte-Julie, Boucherville et McMasterville.
Piscine municipale : tristement, nous devons tourner la page (architecturalement, un véritable container à ordures). Nous avons le pire projet d’éducation et de santé publique des 50 dernières années au Québec. Il est urgent de poser des gestes pour favoriser l’accès à ce service d’éducation essentiel. Il faut établir un service de navette entre les écoles et la piscine pour nos enfants et nos aînés.
Pour conclure, il ne faut pas confondre le conseil municipal avec l’Assemblée nationale. À la Ville, il n’y a pas de parti d’opposition, vous êtes tous autour de la même table, des adultes majeurs et vaccinés. Pendant les quatre prochaines années, vous devez travailler tous ensemble à titre de citoyen. Et aucunement pour soutenir un discours triste de partisanerie politique.
Dans le plus grand des intérêts de nos enfants, de nos aînés, de notre environnement et de la qualité de vie . Vous pouvez regarder du côté de McMasterville; il n’y a pas de parti politique, les élus ont choisi de servir le citoyen, dès maintenant.

Yves Deshaies
Belœil

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