10 novembre 2021
Prix TD de littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse
« Ma maison-tête » de Vigg arrive en tête
Par: Olivier Dénommée
Vincent Gagnon, alias Vigg, a lancé l’automne dernier le livre jeunesse Ma maison-tête, qu’il a à la fois écrit et illustré. Il récolte aujourd’hui les fruits de son travail en remportant le Prix TD de littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse et le Prix Harry Black de l’albumjeunesse. Photo gracieuseté

Vincent Gagnon, alias Vigg, a lancé l’automne dernier le livre jeunesse Ma maison-tête, qu’il a à la fois écrit et illustré. Il récolte aujourd’hui les fruits de son travail en remportant le Prix TD de littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse et le Prix Harry Black de l’albumjeunesse. Photo gracieuseté

Après avoir fait ses armes en littérature jeunesse au sein du duo Bellebrute avec Marianne Chevalier, le résident de Saint-Denis-sur-Richelieu Vincent Gagnon, qui a adopté Vigg comme nom d’artiste, a publié chez Fonfon en 2020 le livre jeunesse Ma maison-tête qu’il a à la fois écrit et illustré. Un an plus tard, il reçoit deux distinctions pour ses efforts, dont le prestigieux Prix TD de littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse.

Publicité
Activer le son

« Entre 2011 et 2019, on a fait une quinzaine d’albums jeunesse [avec Bellebrute]. Celui-ci est mon premier solo, que j’ai fait tout seul comme un grand, et est plus personnel et sensible parce qu’il est aussi autobiographique », note Vigg au sujet de Ma maison-tête. Ce livre traite du thème du trouble de déficit d’attention de manière originale et accessible, une réalité que connaît bien l’auteur et illustrateur. « C’est pour moi un retour aux sources de l’enfant naïf qui n’a pas encore reçu de diagnostic [de TDA]. J’en fais un portrait impressionniste où je tenais à ne pas parler comme un adulte. » Du haut de ses 49 ans, Vigg n’a d’ailleurs rien perdu de son âme d’enfant et de sa capacité d’émerveillement, qu’il transpose dans ses livres.

Écrit en 2019, Ma maison-tête est vite devenu un « projet pandémique » puisque les illustrations ont été créées pendant le premier confinement. Le livre est officiellement paru en octobre 2020 et a connu un certain succès menant à trois nominations, dont le Prix du Gouverneur général 2021, dans la catégorie jeunesse, livres illustrés, le Prix Harry Black de littérature jeunesse 2021 et le Prix TD de littérature canadienne pour la jeunesse et l’enfance 2021. Ma maison-tête a remporté les deux derniers prix, à sa grande surprise. « On ne fait pas ce métier pour gagner des prix, et les autres livres en lice étaient aussi de grande qualité », soutient Vigg, qui a eu droit à des bourses de 50 000 $ (Prix TD) et 5000 $ (Prix Harry Black).

Livre familial
Ma maison-tête s’adresse à un public de six ans et plus, mais après coup, le Dionysien réalise qu’il a peut-être écrit un livre plus « familial » que prévu. « Je sens que j’ai touché une corde sensible auprès des lecteurs, et plusieurs personnes adultes m’ont dit qu’elles se sont reconnues dans mon livre. » Le fait que Vincent Gagnon ait écrit sur un sujet aussi personnel qu’universel a certainement aidé à son succès.

Ce livre est aussi le premier ouvrage qui accapare autant Vigg. « Normalement, je termine mon travail sur le livre et je passe ensuite au prochain. Là, je suis sur le pré-développement d’une série animée basée sur Ma maison-tête! Ça m’occupe beaucoup! » Parallèlement, il travaille aussi sur deux autres projets de livre, toujours avec la maison d’édition Fonfon. Il faudra toutefois être patient puisqu’ils ne verront probablement le jour que d’ici deux ou trois ans.

Ma maison-tête est en vente dans toutes les librairies.

image