27 avril 2022
Congrès annuel sur le radon
Martin Robert invité à raconter son combat
Par: Olivier Dénommée
La mitigation du radon est un dossier qui tient à cœur à Martin Robert au conseil municipal de Belœil, où il a été élu pour la première fois cet automne. Photothèque | L’Œil Régional ©

La mitigation du radon est un dossier qui tient à cœur à Martin Robert au conseil municipal de Belœil, où il a été élu pour la première fois cet automne. Photothèque | L’Œil Régional ©

L’Association canadienne des scientifiques et technologues du radon (ACSTR) tenait la semaine dernière son 11e congrès annuel sur le radon, en formule distancielle. Parmi la liste des conférenciers se trouvait Martin Robert, élu de Belœil bien connu pour sa lutte afin d’informer la population des risques associés à ce gaz radioactif incolore, inodore et insipide.

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À l’occasion d’une conférence Zoom d’une trentaine de minutes, M. Robert a relaté son histoire personnelle par rapport à la problématique du radon et les procédures aux petites créances qui s’en est suivi contre la Ville et son entrepreneur. S’il a récemment abandonné ses poursuites, Martin Robert a noté que « l’entrepreneur a pris les choses au sérieux » et installe maintenant automatiquement un système de niveau 3 (un système complet de dépressurisation active du sol) dans ses nouvelles constructions, un geste qui va, rappelle-t-il, au-delà du règlement de construction de Belœil.

Et, du côté de la Ville, il a assuré qu’il continuait de défendre le dossier du radon auprès de ses collègues depuis son élection, réitérant le souhait qu’il a déjà exprimé à L’ŒIL de « niveler par le haut » les normes locales en matière de radon pour que la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) resserre éventuellement les siennes.

« Au début, [l’émission] La facture n’était même pas sûre de faire un reportage [sur les problématiques liées au radon], puis après leurs recherches, ils ont allumé autant que moi! C’est très positif », a aussi rappelé Martin Robert sur l’évolution rapide de l’intérêt sur la question du radon depuis quelques années, s’avouant très confiant pour la suite des choses.

L’allocution de Martin Robert a été suivie par une période de questions et de commentaires. Marcel Brascoupe, de Solutions Radon MB, a été à même de constater l’impact du reportage de La facture en mars 2020 à travers le Québec, lui qui a été inondé d’appels à ce sujet dès le lendemain matin, car beaucoup de gens ont été conscientisés à cette réalité. Mais les systèmes sont trop souvent non fonctionnels dans les maisons. « Dans environ 70 % des cas, [la plomberie déjà installée pour la mitigation du radon] ne fonctionne même pas! C’est désolant, on est obligés de faire un autre trou et repartir à zéro pour installer un autre système ailleurs », a-t-il constaté, confirmant que la situation rencontrée par Martin Robert était loin d’être un cas isolé. Une problématique qu’on ne devrait toutefois bientôt plus voir une fois que les standards pour l’atténuation du radon auront été mis à jour, assure Mathieu Brossard de Santé Canada.

Un bon porte-parole
Martin Robert a reçu quelques éloges à la fin de sa présentation, dont celles de son collègue au conseil de Belœil, Vincent Chabot, qui a souligné qu’il « a su bien se faire comprendre auprès des conseillers » et qu’il est « appuyé par tous ses collègues » dans son combat. M. Chabot estime que son collègue fait un excellent porte-parole pour la cause, autant au niveau québécois que canadien, un commentaire qui semble appuyé par d’autres personnes qui ont félicité le leadership de M. Robert sur la question du radon dans sa communauté. Un participant a même demandé au conférencier s’il était éventuellement à l’aise de discuter, en français et en anglais, de ce sujet avec des conseillers municipaux au Nouveau-Brunswick.

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