5 octobre 2022
Méli-mélo électoral
Par: Vincent Guilbault
Vincent Guilbault

Vincent Guilbault

Quelques pensées. D’abord ici, dans Borduas. Félicitations à tous les candidats. Affronter un ministre sortant bien en selle, ça prend du courage. Je profite de cette colonne pour les saluer.

Publicité
Activer le son

On sait bien qu’il ne faut rien prendre pour acquis. Mais nous savions tous que Simon Jolin-Barrette n’allait pas être délogé ici dans Borduas.

La CAQ a le vent dans les voiles, et Simon Jolin-Barrette a montré qu’il était un élément essentiel du caucus du chef François Legault. Et il est apprécié ici, que voulez-vous!

À quoi s’attendre donc pour les quatre prochaines années dans la région? La principale question de discussion ici était celle du transport. M. Jolin-Barrette a surtout parlé de la route 116, mais aussi du tourisme et de la protection de la rivière. On peut par exemple penser que la vitesse sur la rivière Richelieu, qui fait débat dans nos pages depuis quelques mois, s’invitera sur son bureau, même si le dossier est de juridictions fédérale et municipale.

Avec les villes de la région qui ne cessent de s’agrandir, on peut penser que la question du transport sera centrale dans Borduas. On ne fait que penser aux bâtiments qui poussent à Belœil, Mont-Saint-Hilaire et Otterburn Park, en même temps que le transport en commun semble lui être de moins en moins coordonné.

La question du transport, oui, mais aussi du logement. Je parle de ces bâtiments qui poussent. C’est à se demander qui aura les moyens d’y vivre. Le député doit mettre l’habitation au cœur de ses priorités.

Et il a raison de dire que l’argent est sur la table pour construire de nouvelles écoles autour de Belœil. Mais aucune brique n’a été posée. Même le terrain n’a pas été choisi.

Et à la grandeur de la province, il faudra aussi avoir une discussion profonde sur notre mode de scrutin. 60 % des électeurs québécois ont voté pour l’opposition ce matin. Oui, ce sont les règles du jeu. Mais la réforme du mode du scrutin est plus que jamais nécessaire.

L’analyste en sondage Jean-Marc Léger disait lundi soir que M. Legault avait remporté cette immense victoire notamment en raison de la division du vote de l’opposition.

La cheffe du Parti libéral, Dominique Anglade, a même dit que les Québécois lui ont donné un mandat clair d’être l’opposition officielle, alors que son parti est 4e dans les pourcentages de voix. Avec 15 % des voix, principalement sur l’île de Montréal et sans l’appui francophone (il faut le noter), l’opposition officielle n’est pas représentative de la majorité.

En fait, poussons plus loin. Un peu moins d’un électeur sur deux a dit oui aux propositions de Legault; l’autre électeur s’est chicané et s’est divisé en quatre.

Pour conclure, je dois toutefois dire que j’ai aimé le discours du premier ministre, qui se voulait rassembleur et optimiste. Il a parlé d’éducation, d’environnement, d’immigration. Moins chef de la CAQ; plus chef de la nation. C’est encourageant.

image