30 novembre 2022
Moins d’automobilistes se stationnent dans la rue durant les opérations de déneigement
Par: Denis Bélanger

Du 1er décembre au 31 mars, il est interdit de stationner l’hiver dans la rue de certaines villes entre 2 h et 7 h seulement quand des opérations de déneigement sont en cours.Photothèque | L’Œil Régional ©

À l’approche de la mise en application saisonnière des règlements municipaux qui limitent le stationnement de nuit l’hiver, L’Œil Régional a constaté que le bilan du nombre de contraventions émis s’est amélioré à Mont-Saint-Hilaire et à Belœil en 2021-2022.

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Rappelons que, depuis l’hiver 2018-2019, les deux villes permettent à leurs résidents de se stationner la nuit en dehors des opérations de déneigement. La période d’application du règlement est du 1er décembre au 31 mars. Quand les équipes de déneigement sont sur le terrain pour déblayer les rues, l’interdiction de stationnement s’applique de 2 h à 7 h.

À Mont-Saint-Hilaire, le nombre de contraventions émis entre le 1er décembre 2021 et le 31 mars 2022 s’élève à 185, soit 114 de moins que l’hiver précédent où 299 tickets avaient été remis. À Belœil, ce nombre est passé de 347 en 2020-2021 à 292 en 2021-2022, soit une diminution de 55. Rappelons toutefois qu’en 2020-2021, les rassemblements durant les fêtes étaient interdits et un couvre-feu avait été imposé pendant plusieurs mois. L’an dernier, des rassemblements étaient permis pour quelques journées et le second couvre-feu a été en vigueur bien moins longtemps.

Pour expliquer le nombre de contraventions élevées au premier hiver pandémique, la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent avait fait remarquer que les citoyens ayant sorti leur véhicule le soir pour permettre le déneigement de leur cour avaient simplement omis de le stationner à leur place habituelle.

À McMasterville, qui permet aussi le stationnement de nuit depuis l’hiver 2018-2019, on note une augmentation de 10 constats d’infraction en 2021-2022 pour se situer à 200.

Plusieurs moyens de communication
Les trois villes mettent les mêmes moyens de communication que l’an dernier à la disposition des citoyens pour les informer si une opération de déneigement est en cours. Elles ont mis en place un système d’alertes pour informer par courriel ou texto les citoyens, ainsi qu’une ligne téléphonique. Mont-Saint-Hilaire et McMasterville diffusent aussi l’information sur leur site internet. Les gens pourront savoir dès 17 h, et 18 h à Belœil, si le stationnement est permis ou non pour la nuit à venir.

De son côté, McMasterville offre aux résidents de garer leur voiture au stationnement de la patinoire couverte situé au parc Gilles Plante pour une période de 24 heures consécutives.

Toujours interdit dans trois municipalités
Les résidents d’Otterburn Park, Saint-Mathieu-de-Belœil et Saint-Jean-Baptiste doivent quant à eux se faire à l’idée de ne pas pouvoir stationner de sitôt leur véhicule dans la rue la nuit même lorsqu’il ne neige pas. Les trois municipalités n’ont pas l’intention d’imiter leurs voisines et de modifier la réglementation à cet effet.

Le maire de Saint-Mathieu-de-Belœil, Normand Teasdale, est catégorique dans sa réponse et ne laisse aucune porte ouverte dans un avenir immédiat. « Notre règlement interdit le stationnement dans les rues l’hiver et il n’est pas dans notre vision de le changer », a-t-il répondu à L’Œil Régional.

De son côté, Otterburn Park écarte l’option de mettre en place un système d’alertes pour permettre le stationnement lorsqu’il n’y a pas d’opération de déneigement en raison des coûts. Un sondage rempli ce printemps par la population a de plus permis à la Municipalité de constater que le besoin n’était pas général et ne justifiait nullement une mesure. « Nous avons tout de même identifié un secteur plus problématique et avons mis à la disposition des citoyens un stationnement de débordement (dix places sur la rue des Groseillers). Nous n’excluons pas de rendre disponibles d’autres stationnements de débordement », commente la porte-parole Véronique Darveau.

Du côté de Saint-Jean-Baptiste, la mairesse Marilyn Nadeau évoque plusieurs contraintes pour modifier sa réglementation sur le stationnement de nuit hivernal. Elle rapporte toutefois que les élus ont demandé aux services techniques de faire des recommandations en ce sens. « C’est compliqué en raison de la configuration de certaines rues du milieu urbain pour lesquelles ce serait impossible. En plus, il faudrait s’assurer d’avoir un outil de communication efficace si nous voulons le permettre. Ce n’est pas simple. »

Rappelons que l’interdiction de stationnement entre en vigueur du 1er décembre jusqu’au 31 mars prochain, de 2 h à 7 h. Une tolérance est toutefois appliquée durant la période des fêtes.

Le nombre de constats d’infraction des trois villes ne dépasse pas la barre des 100. Selon les données obtenues auprès de la cour municipale de Mont-Saint-Hilaire, les agents de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent ont remis 50 constats d’infraction à Otterburn Park, 25 à Saint-Jean-Baptiste et 11 à Saint-Mathieu-de-Belœil entre le 1er décembre 2021 et le 31 mars 2022.

Aucune infraction en milieu rural
Le stationnement de nuit hivernal n’est pas un enjeu dans les municipalités rurales de Saint-Antoine, Saint-Charles, Saint-Denis et Saint-Marc-sur-Richelieu. Le poste de la Sûreté du Québec de la Vallée-du-Richelieu, qui dessert ces quatre localités, n’a donné aucune contravention l’hiver dernier.

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