15 juin 2022
Zone A-16
Mont-Saint-Hilaire adopte ses règlements
Par: Denis Bélanger
Marcel Leboeuf a voté contre le PPU. Photothèque | L’Œil Régional ©

Marcel Leboeuf a voté contre le PPU. Photothèque | L’Œil Régional ©

Les propriétaires terriens de la zone A-16 pourront développer leurs terrains vacants situés dans le secteur du chemin de la Montagne. Le 6 juin dernier, Mont-Saint-Hilaire a adopté le plan particulier d’urbanisme (PPU) et les autres règlements reliés qui établissent une densité moyenne de 15 unités de logement à l’hectare dans le secteur.
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Une douzaine de modifications ont été apportées au PPU à la suite de la consultation publique tenue le 24 mai dernier. Ces changements ne portent pas sur la densité ni sur la dimension des bâtiments. « Des ajustements ont notamment été apportés au plan du zonage afin de s’assurer que le cadre réglementaire puisse bien circonscrire les boisés de conservation de type 3 présents dans le secteur et que les dispositions favorisant leur protection s’appliquent », souligne la Ville par voie de communiqué.

Le conseiller municipal Marcel Leboeuf a demandé d’étendre jusqu’à 15 mètres la zone tampon avec les résidences existantes, dont le minimum est de 5 mètres, ainsi que de limiter le nombre d’étages permis à deux pour une hauteur maximale de 8 mètres. La proposition d’amendements de M. Leboeuf n’a pas été retenue par les autres membres du conseil.

Les bâtiments les plus hauts auront donc trois étages, ce qui inclut le rez-de-chaussée, et une hauteur maximale de 12 mètres. Ces quelques bâtiments pourront se retrouver à quatre endroits seulement, soit près des boisés et du chemin Ozias-Leduc. Le développement entraînera la construction d’environ 380 nouvelles habitations sur 25 hectares.

Marcel Leboeuf a aussi demandé le vote pour les règlements concernant la zone A-16. Il a été le seul à voter contre. « Je ne pensais pas quand je suis venu m’installer ici en 2006 que j’aurais eu autant à cœur mon coin de pays. J’ai été élu le 7 novembre pour essayer de protéger le plus possible la zone. Je suis un amoureux de la terre. Mais j’ai tellement l’impression qu’on s’en va dans le mur avec nos affaires de construction. Je sais que ça en prend », a déclaré Marcel Lebœuf, émotif.

Le dossier n’est pas encore tout à fait clos. La MRC de La Vallée-du-Richelieu doit notamment approuver les règlements adoptés. Sur un autre front, la Ville doit aussi se défendre contre une poursuite en dommages et intérêts intentée par les propriétaires terriens qui réclament 2,5 M$.

Campagne timide

Rappelons que deux boisés totalisant sept hectares dans la zone A-16 sont protégés et exclus d’un possible développement. La Ville souhaite acquérir ces deux boisés et a lancé une campagne de sociofinancement à cet effet. Au moment de mettre sous presse, un peu moins de 5000 $ avait été amassés sur un objectif d’un demi-million. Parmi les quelques donateurs identifiés, on retrouve les noms du maire Marc-André Guertin et de l’ancien conseiller municipal Louis Toner qui ont chacun donné 1000 $. La Ville souhaite aussi déposer une demande d’aide financière à la Communauté métropolitaine de Montréal dans le cadre du programme de la Trame verte et bleue du Grand Montréal.

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