6 avril 2022
Belœil
Radon : l’élu Martin Robert abandonne ses poursuites
Par: Olivier Dénommée
Martin Robert, aujourd’hui élu au conseil municipal de Belœil, a mis fin aux poursuites aux petites créances contre la Ville et l’entrepreneur Gestimpros. Photothèque | L’Œil Régional ©

Martin Robert, aujourd’hui élu au conseil municipal de Belœil, a mis fin aux poursuites aux petites créances contre la Ville et l’entrepreneur Gestimpros. Photothèque | L’Œil Régional ©

La poursuite aux petites créances entamée en 2019 par les Belœillois Martin Robert et Manon Allard contre la Ville de Belœil et l’entreprise Gestimpros pour ne pas avoir respecté le Code de construction de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) lors de l’installation d’un système d’évacuation du radon dans leur résidence a pris fin. Les poursuivants ont abandonné leur recours, jugeant que les autres parties ont fait preuve de bonne foi dans ce dossier.

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Deux lettres, signées par M. Robert et Mme Allard, ont été transmises à Gestimpros et à la Ville pour signifier leur désir de mettre fin au litige après presque trois ans. « C’est surtout à cause de la pandémie que le dossier s’est étiré. Au début, l’entrepreneur était fâché de cette poursuite, mais Gestimpros a fini par comprendre pourquoi on a été de l’avant et il a depuis fait preuve de bonne foi et a fait le nécessaire pour aller au-delà des normes par rapport au radon », explique Martin Robert.

Le combat se poursuit
M. Robert reconnaît aussi qu’il y avait un « gros malaise » à poursuivre la Ville de Belœil maintenant qu’il a été élu conseiller municipal l’automne dernier. « On a eu de bonnes discussions avec le conseil sur la question du radon et je sens un bon appui. Le combat se poursuit, mais il sera politique et non juridique et le dossier devrait revenir de l’avant cet automne. »

Le but avoué de Martin Robert est de continuer de bien informer la population aux réalités du radon et surtout de militer pour que Belœil bonifie son code de construction pour que toute construction neuve soit équipée de système de mitigation du radon. « Le reportage à La facture [diffusé en mars 2020, où on entend notamment son témoignage] a sensibilisé les gens sur cette menace, mais la prochaine étape est d’aller plus loin que la RBQ pour faire en sorte que Belœil soit un leader dans le domaine, pour que les autres entrepreneurs emboîtent le pas. »

Il en profite pour encenser Frédéric Marois et Daniel Turcotte de Gestimpros pour s’être dotés d’une certification auprès du Programme national de compétence sur le radon au Canada. « L’entreprise envoie un bon signal et la certification est assez facile à avoir. J’aimerais qu’ultimement, les entrepreneurs n’aient plus le choix d’aller chercher cette certification pour construire à Belœil. »

Ville hôte
Il a été annoncé lors d’une précédente séance du conseil que Belœil sera ville hôte lors de la septième campagne provinciale « Villes et municipalités contre le radon » de l’Association pulmonaire du Québec. Un symbole qui donne espoir à M. Robert. « Ça montre que l’administration actuelle fait preuve d’écoute et d’ouverture sur cette question. C’est motivant, mais le combat est loin d’être terminé pour mieux faire l’éducation sur le radon et ses risques sur la santé. »

Rappelons que le radon est un gaz radioactif qui provient de l’uranium naturellement présent dans la croûte terrestre. Le radon se trouve dans le sol et peut s’infiltrer dans les bâtiments et peut entraîner un risque pour la santé. Comme c’est un gaz qui n’a pas d’odeur, de goût et de couleur, il est impossible de le détecter par les sens. Le radon est la deuxième cause de cancer du poumon, après le tabagisme.

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