17 mai 2023 - 07:00
Rapport annuel de la Régie des services animaliers
Seize euthanasies humanitaires en 2022
Par: Olivier Dénommée
La directrice générale de la RISAVR, Isabelle Labrecque, avec Toffu le chat de zoothérapie lors d’une récente visite aux bureaux de la Régie. Photothèque | L’Œil Régional ©

La directrice générale de la RISAVR, Isabelle Labrecque, avec Toffu le chat de zoothérapie lors d’une récente visite aux bureaux de la Régie. Photothèque | L’Œil Régional ©

Depuis que la Régie intermunicipale des services animaliers de la Vallée-du-Richelieu (RISAVR) s’est donné comme mission d’être un refuge « zéro euthanasie » malgré ses enjeux d’espace toujours criants, elle maintient le cap et demeure à un seuil presque nul, ne pratiquant que des euthanasies dites humanitaires, dans les cas où l’animal est agonisant par exemple. Dans le rapport annuel pour l’année 2022, rendu public ces dernières semaines, on n’en recense que 16.

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Cette statistique est comparable aux chiffres des années précédentes : on en recensait 15 en 2021 et 14 en 2020 alors qu’on les comptait par centaines quelques années auparavant. « Un enjeu avec lequel nous devons composer sur une base régulière est le manque d’espace d’accueil, autant pour les chats que pour les chiens. Encore cette année, nous avons connu des périodes où le refuge était plein à craquer. Grâce à nos familles d’accueil, nos efforts soutenus pour accélérer le processus d’adoption ainsi qu’une collaboration exceptionnelle de nos groupes de sauvetage, nous avons pu trouver des familles pour accueillir nos petits et grands protégés. Nous sommes fiers, encore cette année, d’avoir poursuivi notre mission en tant que refuge “zéro euthanasie” », relate la directrice générale de la RISAVR, Isabelle Labrecque, dans le rapport.

Le rapport souligne également l’apport inestimable des bénévoles et des familles d’accueil pour les animaux. « Ces familles veillent jour et nuit sur nos petits protégés qui sont si fragiles à cette étape de vie. Ils leur offrent tous les soins et l’amour qu’ils requièrent. Ils veillent également à leur socialisation et à leur bien-être afin que leur confiance et leur attachement se développent. »

Témoignages

Un plaisir visiblement partagé par les personnes amoureuses des animaux qui acceptent d’accueillir des animaux en attendant de leur trouver une famille pour la vie. « Les animaux? Ma passion! Être famille d’accueil me comble, et je ressens une satisfaction infinie d’aider de petits êtres fragiles, malades, qui ne demandent qu’à être aimés », témoigne notamment Josée Dandurand, famille d’accueil. « Vous savez, quand vous pensez donner et finalement vous vous rendez compte que c’est vous qui recevez en retour… Je croyais offrir mon temps et mes caresses aux animaux dans le besoin, mais j’ai réalisé que c’est moi qui étais la plus choyée. Hypersensible de nature, le temps partagé avec ces amours, qui parfois ont vécu de très mauvaises histoires, m’a fait tellement de bien avec leur résilience, leur énergie et leurs câlins à offrir », relate pour sa part la bénévole Yasmine Zakem. « […] Je peux caresser à volonté des félins petits et grands et être témoin de comportements réellement touchants tels que les voir cesser de jeûner et se remettre à manger après avoir reçu une petite dose d’affection », commente Hélène Simard, aussi bénévole à la Régie.

Une deuxième vie pour Chase

Le rapport annuel fait état d’une belle histoire survenue à la RISAVR, celle du chien Chase, « arrivé au refuge complètement terrifié et n’ayant aucune confiance en l’humain ». « Lorsqu’il nous voyait arriver, il s’assoyait dans un coin et regardait par terre. Tout ce que Chase voulait était de disparaître, s’il avait pu se fondre dans le sol, il l’aurait fait. Avec patience, dévouement et surtout en lui donnant beaucoup d’amour et de gâteries, Chase a commencé à nous faire confiance. » C’est après plusieurs semaines de travail que le chien a fini par montrer « sa vraie personnalité ». « Il est devenu enjoué, affectueux, courageux. »

Après avoir réalisé tous ces progrès, l’étape suivante était de trouver la famille pour la vie parfaite pour Chase, qui a finalement été trouvée après cinq mois passés en réhabilitation et en rééducation au refuge.

Dans son rapport, la Régie intermunicipale des services animaliers de la Vallée-du-Richelieu rappelle que sa priorité pour l’année 2023 est de trouver le terrain qui pourra accueillir son prochain refuge, plus grand et à la fine pointe de la technologie.

Les villes membres de la Régie sont Belœil, Contrecœur, McMasterville, Mont-Saint-Hilaire, Otterburn Park, Sainte-Julie, Saint-Amable, Saint-Mathieu-de-Belœil, Saint-Charles-sur-Richelieu, Saint-Jean-Baptiste, Varennes et Verchères, alors que Saint-Antoine-sur-Richelieu, Saint-Marc-sur-Richelieu et Saint-Denis-sur-Richelieu sont des municipalités clientes.

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