14 septembre 2022
Aide financière accordée à un organisme catholique et pro-vie
Simon Jolin-Barrette et les Chevaliers de Colomb s’expliquent
Par: Denis Bélanger
La Guignolée est organisée en bonne partie par les Chevaliers de Colomb dans la région. On peut appercevoir le député Simon Jolin-Barrette accompagné par le coordonateur Jocelyn Morier, le maire de Saint-Mathieu-de-Belœil, Normand Teasdale, le Grand Chevalier Claude Lebrun et la mairesse de Belœil, Nadine Viau. Photothèque | L’Œil Régional ©

La Guignolée est organisée en bonne partie par les Chevaliers de Colomb dans la région. On peut appercevoir le député Simon Jolin-Barrette accompagné par le coordonateur Jocelyn Morier, le maire de Saint-Mathieu-de-Belœil, Normand Teasdale, le Grand Chevalier Claude Lebrun et la mairesse de Belœil, Nadine Viau. Photothèque | L’Œil Régional ©

Le député sortant et ministre caquiste de Borduas, Simon Jolin-Barrette, et les Chevaliers de Colomb de Belœil ont tenu à clarifier certains faits sur l’aide financière accordée à l’organisme et la position de ce dernier sur l’avortement. Une sortie jugée nécessaire à la suite d’un article paru en août dans Le Devoir.
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L’article faisait état des sommes octroyées par l’ensemble des députés du Québec à l’organisme catholique. Simon Jolin- Barrette a été celui qui a donné le plus gros montant de son budget discrétionnaire entre le 1er avril 2020 et le 21 juillet 2022, soit un peu plus de 81 000 $. L’article met aussi en relief que l’organisme est catholique et fait peu de place aux femmes – en effet, seuls les hommes peuvent en être membre. De plus, le site international officiel des Chevaliers de Colomb se montre en opposition à l’avortement.

D’un côté, Simon Jolin-Barrette a précisé que les sommes accordées aux Chevaliers de Colomb ont servi à l’aide à la communauté, dont le comptoir alimentaire, un service devenu encore plus important en pandémie, et la clinique d’impôt aux plus démunis. « Les Chevaliers de Colomb de Belœil s’occupent aussi de la distribution des manteaux d’hiver aux gens dans le besoin et de la Guignolée. Je vais continuer à soutenir leur œuvre communautaire si je suis élu. »

De l’autre côté, le Grand Chevalier de Belœil, Claude Lebrun, assure que le conseil de Belœil n’a pas la même position que le siège social international sur l’avortement. « Nous sommes d’avis que c’est à la femme elle seule de décider si elle veut ou non un enfant. L’avortement doit simplement être bien encadré. C’est la position officielle des décideurs du conseil. Il y a peut-être des membres qui ne sont pas d’accord. Ils ont le choix de rester ou de partir. »

Le directeur d’État des communications pour les Chevaliers de Colomb du Québec, Pierre Thomas, avait réagi à l’article il y a quelques semaines et avait tenu des propos similaires. « Quel que soit le sujet à débattre, il y aura toujours matière à des échanges, à de l’argumentation, mais le tout doit se faire dans le respect des personnes concernées. Et c’est dans cette optique qu’ils reconnaissent qu’il n’en revient qu’à la femme, et à personne d’autre, de prendre les décisions qu’elle jugera les plus appropriées pour son avenir. »

Quant à la place faite aux femmes, M. Lebrun rappelle que plusieurs d’entre elles sont impliquées dans les différentes activités caritatives de l’organisme. Il croit qu’un jour des femmes pourront devenir membres des Chevaliers de Colomb. « Ce sont des changements qui devront être approuvés par les très hautes instances. […] Notre nouveau local sur Duvernay pourra être accessible aux femmes. »

Une fondation

Bien avant la tempête médiatique, Claude Lebrun travaillait depuis un bon moment sur la mise sur pied de la fondation Partage Vallée-du-Richelieu pour assurer la pérennité de son aide communautaire. M. Lebrun est d’avis que cette fondation facilitera les choses à l’avenir pour l’obtention de fonds supplémentaires. « Cette fondation sera laïque et des femmes pourront éventuellement siéger sur le conseil d’administration. »

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