27 avril 2022
C’est plus qu’un jardin, saison 2
Un pas de plus pour l’autosuffisance d’une famille de Belœil
Par: Olivier Dénommée
Le couple de Caroline Bédard et Jonathan Lucas, résidant à Belœil, est de retour dans la deuxième saison de la série documentaire C'est plus qu'un jardin.Photo Unis TV

Le couple de Caroline Bédard et Jonathan Lucas, résidant à Belœil, est de retour dans la deuxième saison de la série documentaire C'est plus qu'un jardin.Photo Unis TV

Présentée au printemps 2021 sur Unis TV, la série documentaire C’est plus qu’un jardin suivait deux familles, dont la famille Lucas-Bédard de Belœil, dans leur désir d’être un peu plus autosuffisantes. Après avoir aménagé un grand jardin dans leur cour avec l’aide de Jean-Martin Fortier et de Dany Bouchard, le couple belœillois formé de Jonathan Lucas et de Caroline Bédard va plus loin dans une deuxième saison avec la construction d’une serre.

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La deuxième saison de C’est plus qu’un jardin, diffusée depuis le 10 mars, a été tournée l’été dernier. « On avait beaucoup aimé l’exercice de la première saison et on avait envie de pousser ça encore plus loin. Quand on a dit à la production [de l’émission] qu’on avait envie de bâtir une serre permanente, on a été de l’avant pour le tournage d’une autre saison », relate Jonathan Lucas en entrevue avec L’ŒIL. Il précise que le tournage des dix épisodes de la nouvelle saison a été réalisé entre avril et septembre derniers.

« C’était un projet commun pour les membres de la famille. On a des jeunes enfants et ça les garde actifs! On apprécie d’être à la maison et de faire les choses ensemble; ça nous a tissés serrés », ajoute le Belœillois. Il reconnaît toutefois que le projet de serre n’a pas été de tout repos. « On a bâti une serre en bois de pruche. On a eu plein d’embûches et des surprises en la construisant, mais le résultat final est beau et on en est bien fiers! C’est le highlight du projet, de constater toute l’évolution de ce qu’on a fait! »

Au moment de l’entrevue, on ne savait pas encore si l’émission allait revenir pour une troisième saison, mais la famille Lucas-Bédard ne manque absolument pas de projets pour continuer à explorer l’avenue de l’autosuffisance. « L’an passé, on a essayé le gingembre et on veut pousser encore plus. Peut-être explorer aussi l’endive. On veut aussi récupérer l’eau de pluie pour la serre cette année. S’il n’y a plus de tournage, on a moins de pression pour le temps », commente Jonathan Lucas.

Une vague
La famille belœilloise ressent un bel engouement de la part des gens qui suivent leur parcours au fil de l’émission. « Caroline s’en fait beaucoup parler et il n’est pas rare que des gens nous écrivent pour nous dire qu’ils adorent l’émission et qu’ils ont décidé de commencer un potager. Il y a un intérêt pour l’autosuffisance, mieux manger et se reconnecter avec la terre… Il y a beaucoup de négatif depuis deux ans avec la pandémie, mais avec un projet comme celui-là, c’est beaucoup de positif et j’espère que ça va rester », poursuit le père de famille.

Il trouve « extraordinaire » cet engouement et se dit très fier de faire partie de cette belle vague. Il ne peut qu’encourager le plus de gens possible à tenter à leur tour de faire leur propre potager, aussi petit soit-il. « Faut juste se lancer et le faire! Le pire qui peut arriver, c’est que ça ne pousse pas! Mais c’est tellement gratifiant de faire pousser une carotte et de la manger à la fin! »

La deuxième saison de C’est plus qu’un jardin est diffusée les jeudis 20 h sur Unis TV. Les épisodes sont par la suite disponibles sur le www.tv5unis.ca.

Belœil peut en faire plus
Si la famille Lucas-Bédard sert en quelque sorte d’ambassadrice pour Belœil dans le cadre de l’émission, elle se fait aussi critique à l’égard de la Ville, qui n’en fait pas nécessairement assez pour sa canopée. « Il y a trop peu d’arbres dans notre ville et il faut plus d’initiatives pour encourager son verdissement », critique Jonathan Lucas, ajoutant que la distribution d’arbres par la Ville est une bonne initiative, mais qu’elle est loin d’être suffisante. « On serait capable d’en faire beaucoup plus », conclut-il, espérant que la participation de sa famille à l’émission incitera d’autres citoyens à demander davantage d’actions à la Ville.

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