26 novembre 2021
Pendant une parade de Noël
Un policier a dû justifier son recours à la vitesse
Par: Denis Bélanger
L’événement remonte au 2 décembre 2017. Photothèque | L’OEil Régional ©

Un patrouilleur de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent (RIPRSL) s’est fait rappeler que le travail de policier est scruté à la loupe, même à Noël. L’agent en question avait reçu une plainte de conduite dangereuse lors d’une parade de Noël tenue à Saint-Basile-le-Grand; il a toutefois été exonéré en octobre dernier par le Comité de déontologie policière.

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L’événement remonte au 2 décembre 2017. L’agent a dû quitter en trombe le défilé pour porter secours à un enfant blessé. Il a ainsi effectué une manœuvre de recul et a ensuite pris la route principale fermée à la circulation en raison de la parade. Il a aussi croisé des parents circulant sur le trottoir. Il circulait à une vitesse plus élevée qu’à la vitesse permise et les gyrophares allumés.

Personne n’a été blessé par l’intervention du patrouilleur. Une témoin a toutefois porté plainte contre le policier, car elle jugeait sa manœuvre dangereuse et sa vitesse excessive puisque des enfants se trouvaient à proximité.

Durant les audiences devant le comité, la plaignante a témoigné qu’elle ne désirait pas que le policier soit sanctionné, mais souhaitait le sensibiliser face à sa conduite. Elle estime qu’il aurait pu facilement accélérer plus loin, là où il n’y avait pas d’enfants.

Le Comité de déontologie a néanmoins conclu que l’agent n’avait pas manqué de prudence et de discernement au volant de son véhicule de police. Il a même souligné que le policier avait pris ses précautions pour éviter des incidents en circulant au centre de la chaussée. « Il est facile, après les faits, de conclure qu’un policier aurait dû agir d’une façon différente », peut-on également lire dans la décision du juge administratif Benoit Mc Mahon.

La RIPRSL s’est montrée avare de commentaires. « Nous respectons la décision du Comité de déontologie, son mandat est clair et nous ne commenterons pas celle-ci », a souligné le capitaine Francis Lepage. De son côté, le syndicat, la Fraternité des policiers de Richelieu-Saint-Laurent n’avait rien à ajouter sur cette décision favorable pour un de ses membres.

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