2 mars 2022
Tenant le rôle principal dans la série jeunesse « Les Cavaliers »
Un rôle sur mesure pour Rosalie Pépin
Par: Olivier Dénommée
La série jeunesse Les Cavaliers suit l’été hors du commun au Centre équestre LesCavaliers de Charlie (Rosalie Pépin) et de son cheval Orion, entourés des personnages de Simone (Sandrine Carneiro), d’Ana (Isabella Villalba), de Sam (Léokim Beaumier-Lépine) et de Zak (Yasser Essoulimani). La distribution inclut aussi Vincent Graton et Caroline Dhavernas. Photo Unis TV

La série jeunesse « Les Cavaliers » suit l’été hors du commun au Centre équestre LesCavaliers de Charlie (Rosalie Pépin) et de son cheval Orion, entourés des personnages de Simone (Sandrine Carneiro), d’Ana (Isabella Villalba), de Sam (Léokim Beaumier-Lépine) et de Zak (Yasser Essoulimani). La distribution inclut aussi Vincent Graton et Caroline Dhavernas. Photo Unis TV

À 16 ans, l’Hilairemontaise Rosalie Pépin souhaite poursuivre longtemps sa carrière d’actrice, autant à la télé qu’au cinéma. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

À 16 ans, l’Hilairemontaise Rosalie Pépin souhaite poursuivre longtemps sa carrière d’actrice, autant à la télé qu’au cinéma. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Après le cinéma, la jeune actrice de Mont-Saint-Hilaire Rosalie Pépin laisse sa marque au petit écran : la voilà qui interprète Charlie, le personnage central de la toute nouvelle série jeunesse Les Cavaliers, présentée depuis le 1er mars sur Unis TV.

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La comédie dramatique Les Cavaliers, comme le nom permet de le deviner, s’intéresse à un groupe de jeunes durant leur été dans un centre équestre. L’été de Charlie et de son cheval, Orion, sera chamboulé par un grave accident survenu lors du premier épisode; le reste de la série sera consacré à rebâtir la relation entre la jeune cavalière et son cheval. « C’est le rôle que j’ai le plus voulu de ma vie. Quand j’ai vu le synopsis, je sentais que c’était un rôle pour moi et je savais que je ferais tout pour l’avoir : j’ai fait un peu d’équitation dans ma jeunesse et c’était un rêve de petite fille de jouer dans une série comme celle-là », raconte-t-elle à L’Œil Régional.

Selon l’Hilairemontaise de 16 ans, Les Cavaliers ne ressemble pas aux autres séries québécoises. « La série est légère, devrait toucher les jeunes… et il y a des chevaux! Il n’y a pas beaucoup de séries faites ici où les animaux sont au centre. » Le tournage des 13 épisodes s’est échelonné sur deux mois, en juillet et en août dernier. Un exercice intense, mais donnant de beaux résultats. « Parmi les défis, il y avait le fait qu’on était une gang de jeunes, dont plusieurs qui en étaient à une première expérience. Moi-même, je n’avais jamais réalisé à quel point la télé était différente du cinéma : ça va beaucoup plus vite et ça a été un défi d’apprendre les textes parce que sur une douzaine de scènes tournées par jour, j’étais dans 10 d’entre elles. »

La chaleur lors des journées de tournage a aussi été difficile, sans compter le fait de travailler avec des chevaux. « En tout temps, il y avait une ou deux personnes proches pour gérer les animaux, en plus de la propriétaire de l’écurie où l’on tournait. Un cheval, ça ne fait pas exactement ce qu’on veut au moment où on le veut, d’autant plus que ce ne sont pas des chevaux faits pour participer à des tournages », précise Rosalie Pépin. Une scène a même donné une frousse à toute l’équipe, reconnaît-elle. « Il y a une scène où le cheval devient fou pendant que je suis au centre du manège. Pour y arriver, il a fallu le pomper et lui faire peur, mais le cheval est devenu fou pour vrai et est passé très près de moi. J’étais stressée, mais on m’a dit que j’étais restée calme malgré tout. »

Série d’actualité
Rencontrée quelques jours avant que Les Cavaliers soit disponible en ligne, Rosalie espère que la série va rejoindre un public beaucoup plus large que le public cible de 9 à 14 ans. « La série traite d’amitié, de trahison, de possibles relations amoureuses… et surtout de la relation spéciale entre une cavalière et son cheval. Le personnage de Robin (Vincent Graton) va apporter une raison à la série et à Charlie », lance l’actrice. Elle salue l’écriture de Stéphanie Lapointe, autrice principale, qui a donné une voix crédible aux jeunes de la série. « Souvent, les textes manquent de naturel, mais pas ici. Je pense que le public va se reconnaître dans notre façon de parler et que des jeunes vont se reconnaître. C’est hyper divertissant et j’ai moi-même tripé à écouter les premiers épisodes. »

Photo Unis TV

L’Hilairemontaise rigole aussi à l’idée que le personnage d’Ana, « celle que Charlie déteste le plus au monde », est interprété par Isabella Villalba, qui est devenue au fil du tournage une de ses amies les plus proches. Les Cavaliers aura-t-il droit à une suite? « Je ne le sais pas, mais moi je le souhaiterais! C’est à voir! »

La série Les Cavaliers est disponible dans son entièreté sur le site de TV5Unis depuis le 1er mars. Elle sera aussi présentée sur la chaîne Unis TV à compter du 11 mars.

***

Un beau succès

Les Cavaliers est la première série où Rosalie Pépin tient le rôle principal, mais elle a aussi joué le premier rôle dans le film Vacarme, film qui lui a valu deux nominations pour son interprétation. « J’ai été en nomination pour “Révélation de l’année” au Gala Iris et “Meilleure actrice” au Canadian Screen Award… au côté de Michelle Pfeiffer! C’était un des plus beaux jours de ma vie quand on me l’a appris, je n’y croyais pas! Comme Vacarme n’a pas vraiment pu sortir au cinéma (à cause de la pandémie), c’était le fun d’avoir ces nominations. »

Rosalie a aussi été invitée à quelques festivals à l’international, dont deux en Allemagne où elle a pu échanger avec des gens après la diffusion de Vacarme. « J’ai passé deux semaines en Allemagne. C’était fou de parler avec des gens qui ont accroché sur ce film même s’il était tourné dans une autre langue. C’était une très belle expérience », commente-t-elle.

Depuis la fin du tournage de Les Cavaliers, Rosalie n’a pas eu l’occasion de performer devant une caméra, mais l’actrice de 16 ans a bien l’intention de poursuivre longtemps cette carrière qui la stimule au plus haut point. « Je sais que c’est un milieu difficile et imprévisible, mais c’est ma passion, ce qui me tient éveillée, et j’aimerais faire ça de ma vie si le futur me le permet. » Rosalie songe à entamer des études au Collège Champlain à sa sortie du secondaire, pour parfaire son anglais et s’ouvrir davantage de portes.

Un autre projet de Rosalie devrait aussi voir le jour cette année, le film Scavengers, tourné à Toronto en 2020. « Il devrait sortir cet automne, j’ai bien hâte de voir le résultat! »

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