24 novembre 2021
Bruit à la hauteur des joints de dilatation sur Arthur-Branchaud
Une pétition demande des correctifs sur le pont de la 20
Par: Olivier Dénommée
Une « intervention palliative » du ministère des Transports sur le pont Arthur-Branchaud, entre Belœil et Mont-Saint-Hilaire sur l’autoroute 20, sème la grogne de milliers d’usagers qui ont signé une pétition pour demander une amélioration de la situation en attendant le réasphaltage complet du pont, prévu en 2022 ou 2023. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Une « intervention palliative » du ministère des Transports sur le pont Arthur-Branchaud, entre Belœil et Mont-Saint-Hilaire sur l’autoroute 20, sème la grogne de milliers d’usagers qui ont signé une pétition pour demander une amélioration de la situation en attendant le réasphaltage complet du pont, prévu en 2022 ou 2023. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Des travaux sur le pont Arthur-Branchaud, traversant la rivière Richelieu entre Belœil et Mont-Saint-Hilaire sur l’autoroute 20, ont été réalisés il y a quelques semaines pour limiter les impacts des roues des véhicules sur les 15 joints de dilatation en acier se trouvant sur le pont. Mais au lieu de régler la problématique, cette intervention a amplifié le choc et le bruit, de l’avis de plusieurs utilisateurs du pont et des gens demeurant dans le secteur. Une pétition a été lancée la semaine dernière pour demander des correctifs au ministère des Transports du Québec (MTQ) et a recueilli déjà plus de 3000 noms.

Publicité
Activer le son

C’est l’Hilairemontais Justin Perrier qui a initié la pétition sur la plateforme change.org le 15 novembre. On peut y lire que « [l]es réparations de planage et d’asphaltage récentes […] ont créé plus d’impact sur les joints qu’avant. Le bruit du pont est encore pire qu’auparavant. Les sauts des voitures et camions qui passent sur le pont sont inacceptables. »

La belle-mère de Justin Perrier, Marie-Josée Mitchell, appuie doublement cette pétition, à la fois comme utilisatrice du pont Arthur-Branchaud pour aller au travail et comme résidente du secteur situé à proximité du pont. « Depuis les réparations, on peut confirmer que le bruit est amplifié et que le choc est beaucoup plus intense qu’avant. On avait porté plainte auprès du MTQ, sans succès. Mais depuis le début de la pétition, c’est fou les commentaires qu’on reçoit : c’est rendu dangereux parce que certains nous disent que leur remorque a décroché ou ont perdu des outils en traversant le pont », soutient-elle. Mme Mitchell avoue qu’elle ne s’attendait pas à voir autant de signatures en si peu de temps. « On voulait seulement envoyer le message au MTQ qu’il fallait faire quelque chose. On ne demande pas qu’il n’y ait plus de bruit du tout, mais il y a moyen d’améliorer la situation. On aurait été bien contents même à cinq signatures! »

Le Ministère sur le dossier
Les instigateurs espèrent que la pétition se rendra aux oreilles du ministère des Transports. Deux porte-parole du MTQ ont confirmé que non seulement ils sont au courant de la pétition, mais que des actions sont déjà entreprises en vue d’améliorer la situation. « Les relevés sur l’état de la chaussée du pont seront normalement effectués au cours de la fin de semaine du 20 et 21 novembre, ce qui permettra de mesurer objectivement les nuisances perçues [depuis les interventions palliatives du Ministère] », assurait Miguel Vizcaino-Dubé, conseiller en communication au MTQ, vendredi. Selon lui, les données permettront « d’évaluer la situation et de valider si d’autres mesures sont requises en attendant le projet d’asphaltage du pont, qui est prévu en 2022 [ou] 2023 ».

Sa collègue Karine Abdel, elle aussi conseillère en communication, s’avoue cependant surprise des commentaires de signataires voulant que le choc cause des problématiques de sécurité aux utilisateurs du pont. « Nous n’avons pas entendu parler d’enjeux de sécurité sur le pont Arthur-Branchaud jusqu’à présent », affirme-t-elle.

La pétition « Réparation du pont de l’autoroute 20 entre Mont-St-Hilaire et Beloeil » est toujours ouverte sur le site change.org.

image