16 mars 2022
Vers un agrandissement pour la Régie des services animaliers
Par: Olivier Dénommée
Un nouveau refuge doit entrer en fonction en 2024. Photothèque | L’Œil Régional ©

Un nouveau refuge doit entrer en fonction en 2024. Photothèque | L’Œil Régional ©

Même si la Régie intermunicipale des services animaliers de la Vallée-du-Richelieu (RISAVR) n’existe que depuis peu sous sa forme actuelle, elle est déjà bien à l’étroit dans ses locaux. La Régie est en processus de recherche d’un site pouvant accueillir un nouveau refuge répondant mieux aux besoins.

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Le président du conseil d’administration de la RISAVR et maire de McMasterville, Martin Dulac, reconnaît que ce projet d’agrandissement est « sur la table depuis plusieurs mois » et qu’on en est à l’étape d’identifier le terrain approprié. Selon lui, le refuge actuel, situé à Saint-Mathieu-de-Belœil, ne répond pas bien aux contraintes d’espace ni aux normes gouvernementales. Il a aussi été convenu qu’il serait plus intéressant de trouver un nouveau terrain, dont la Régie serait propriétaire, plutôt que de privilégier un agrandissement du site actuel. « On veut pouvoir offrir une meilleure expérience client et surtout répondre aux enjeux de biosécurité », note pour sa part la directrice générale de la RISAVR, Isabelle Labrecque, affirmant par exemple que les espaces actuels ne permettent pas de mettre des animaux en quarantaine.

Le futur site n’est pas encore choisi, mais la Régie souhaite demeurer dans le secteur de Saint-Mathieu, jugé central pour l’ensemble des 12 municipalités qui y adhèrent. On vise actuellement une ouverture du nouveau refuge pour 2024. « C’est rapide, mais quand même réaliste comme objectif », commente M. Dulac. D’autres annonces devraient suivre au courant de l’année concernant l’avancement de ce projet.

Règlement méconnu
En entrevue, la RISAVR en a aussi profité pour commenter la hausse des quotes-parts de toutes les municipalités faisant affaire avec elle. « La hausse est notamment causée par une hausse des prix des fournitures, mais aussi parce que beaucoup de citoyens n’ont pas payé la médaille pour leurs animaux », estime Martin Dulac. Il rappelle que c’est maintenant la loi au Québec d’enregistrer son chien auprès des services animaliers de sa municipalité ou, dans ce cas-ci, de la MRC, sous peine d’amende.

Le règlement en question est entré en vigueur en mars 2020 et prévoit que tous les propriétaires canins doivent enregistrer leur animal et payer des frais annuels de 25 $. Les chiens doivent aussi porter leur médaille en tout temps. La directrice générale de la Régie n’est pas en mesure d’estimer le nombre ou le pourcentage de propriétaires récalcitrants – ou qui ignorent simplement la réglementation –, mais elle confirme que quelques citoyens auront de mauvaises surprises dans les prochaines semaines alors qu’ils recevront des amendes pouvant aller de 250 $ à 750 $, voire le double en cas de récidive. « On fait régulièrement des campagnes dans les médias régionaux pour informer la population. On se surprend de constater qu’encore beaucoup de gens ne connaissent pas la Régie », constate Mme Labrecque.

Défis en 2022
La RISAVR connaît actuellement une surpopulation canine à son refuge, essentiellement associée aux « chiens COVID » abandonnés lorsque leurs maîtres sont retournés au travail, mentionne Mme Labrecque. Le bref retour du couvre-feu en début d’année n’a pas semblé avoir eu d’effet sur la popularité des chiens issus de refuges. On retrouve aussi au refuge beaucoup de « chiens mordeurs », dont le statut doit encore être évalué.

La Régie fait le vœu en 2022 d’être plus présente auprès de la population, toujours dans l’optique de mieux se faire connaître et de sensibiliser les gens aux bonnes pratiques. « Si la situation le permet, on sera présents dans les fêtes de quartier et on présentera des campagnes de prévention des morsures », assure Isabelle Labrecque.

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