22 octobre 2021
Vitesse, friperie et ambulance
Par: Vincent Guilbault

En toute honnêteté, je ne pensais pas que le gouvernement fédéral irait de l’avant avec une limite de vitesse sur la rivière Richelieu. C’est peut-être un signe des temps qui changent!

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J’entends cette rengaine contre la vitesse des bateaux depuis que je travaille ici. Si ce n’est pas pour préserver les berges, c’est pour protéger les espèces en voie de disparition, assurer la quiétude des résidents ou encore pour permettre aux sportifs de pratiquer des sports nautiques sans embarcation à moteur.

Je pensais donc que cette réduction de vitesse, et une interdiction net fret sec du wakeboard, ne viendraient jamais vraiment. D’autres élus avant Xavier Barsalou-Duval s’y sont frottés. Et les amateurs de vitesse et de partys sur l’eau ont toujours fait beaucoup de bruit, sans mauvaise image. Mais bon, si le provincial peut espérer interdire la vente de véhicules à essence en 2035, le fédéral peut bien forcer les fervents d’embarcations rapides à lever le pied.

Je suis sûr que la nouvelle ne fera pas que des heureux. Certes, les riverains de la rivière, les sportifs, les environnementalistes et les élus vont saluer le travail du député, mais ça risque quand même de chialer pas mal. Je suis impatient de voir la résistance s’organiser. D’ici là, félicitations à tous ceux impliqués dans le dossier.

Vestiaire
La saga du Vestiaire est l’exemple parfait d’un dossier qui manque de communication. Le compte rendu de l’ami Bélanger, en page 6, montre que la fermeture annoncée de la friperie située sous l’église Saint-Matthieu est bien plus compliquée que ce qui en dégageait au début. L’ŒIL a rapidement été mis au courant que le vestiaire allait fermer ses portes et que c’était un coup dur pour le milieu communautaire. Il aurait été facile d’accuser les pompiers de zèle ou encore la Ville de Belœil de ne pas avoir aidé un des organismes de son territoire à trouver une solution.

Mais en posant de nombreuses questions, notre collègue nous permet de comprendre que le vestiaire, tenu par l’Association Marie-Reine, est peut-être en fait victime de son succès, et que l’accumulation de vêtements depuis un bon moment était dangereuse. Surtout, on semble comprendre que les pompiers ont été très patients dans le dossier.

Dans un courriel, la Ville affirme avoir pris connaissance du dossier seulement un peu de temps avant nous, car l’Association Marie-Reine n’est pas accréditée auprès de Belœil. Peut-être que Belœil aurait pu s’ingérer avant dans le dossier afin d’éviter cette crise, mais on comprend qu’elle va jouer un rôle de facilitateur dans le dossier. Tant mieux. Et nous pourrons peut-être espérer sauver le Vestiaire. On se croise les doigts.

Demers
Juste un petit clin d’œil chauvin concernant l’annonce de Demers Ambulances, qui offrira la première ambulance électrique au monde. Tout ça partira de l’usine située sur la rue Richelieu, à Belœil. C’est chez nous et il faut en être fier. Après le contrat monstre de plusieurs milliards de dollars signé entre Hydro-Québec et l’État de New York, c’est au tour de Demers d’envoyer autour du monde un peu de notre savoir-faire en matière d’électrification. C’est important de saluer nos bons coups; ils semblent si peu nombreux depuis un temps.

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