30 juin 2021
Combat de championnat
Yohan Lainesse prêt à conquérir les plus hauts sommets
Par: Denis Bélanger

Yohan LainessePhoto François Larivière | L’Œil Régional ©

Le combattant d’arts martiaux mixtes s’entrainant à Saint-Mathieu-de-Beloeil, Yohan Lainesse (6-0), s’apprête à disputer samedi prochain le plus important combat de sa carrière. En plus d’avoir la chance de mettre la main sur une ceinture de champion, une victoire ou une performance étincelante lui ouvrirait les portes des ligues majeures de son sport.  

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En territoire étranger à Philadelphie, Lainesse tentera de ravir à Evan Cutts (12-4) la couronne des 170 lb de l’organisation Cage Fury Fighting Championship (CFFC), dans le combat principal de la soirée. Celui qu’on surnomme le «Lion blanc» en sera à un quatrième combat chez CFFC. Il tient au titre. Il affirme avoir reçu une offre pour participer à la série Contender de l’Ultimate Fighting Championship, mais a décliné l’offre pour d’abord aller chercher le titre. « Si je gagne, j’obtiens mon ticket pour l’UFC c’est sr. Je me dois de livrer une solide performance. »

Lainesse semblait gonflé à bloc en entrevue. Il n’a pas peur de la pression que représente ce défi, bien au contraire; il affirme être à son meilleur quand l’enjeu est grand. « Je n’ai jamais été aussi discipliné de ma vie. Je suis en avance sur le monde. Mon cardio est bon. Je me bats avec plusieurs gars par jour. »

L’athlète de 28 ans aura devant lui un adversaire très endurant qui n’a jamais perdu par mise hors de combat. « Il est aussi très bon au sol, il a huit victoires par soumission. Il a beaucoup de trous dans son jeu; il mange beaucoup de coups. Si je suis capable d’être précis et de l’atteindre, ça ne me prendra pas beaucoup de temps pour mettre fin au combat. »

Pour le duel du 3 juillet, il a mis l’accent sur son cardio, le jiujitsu et sa boxe. Il a reçu les précieux conseils de son entraineur de striking Lévis Labrie, du spécialiste du jiujitsu Mathieu Daviault et de Marc Seyer, du Club de boxe de Saint-Hyacinthe. Il a aussi tiré quelques leçons de l’ancien de l’UFC, Patrick Côté, pour mieux structurer son camp d’entrainement.

Les initiés remarqueront dans cette liste l’absence de son collaborateur de longue date, Lee Villeneuve de Mont-Saint-Hilaire. « Lee est beaucoup occupé par son emploi de cascadeur de film. Il est encore dans mon entourage, mais a été moins présent pour ce camp et c’est correct. »

Lainesse sera accompagné seulement par Lévis Labrie. Ce n’est pas une situation qui le dérange que d’avoir un seul homme de coin. « Ce ne sera pas la première fois que ça arrive. L’avantage est que tu n’as pas plusieurs personnes qui parlent. Tu as juste une vision à entendre. »

Une expérience enrichissante

La dernière sortie de Yohan Lainesse dans la cage remonte au 12 mars où il a vaincu par décision unanime Troy Green (4-1). C’était seulement la deuxième fois de sa carrière où il a été amené jusqu’à la limite. Il a livré une véritable guerre et a été solidement touché par son adversaire. « J’avais besoin d’une expérience comme celle-là. Je n’avais jamais été dans l’eau chaude auparavant. Il est important de relever ce genre de défi avant d’atteindre le niveau de l’UFC. J’ai perdu le deuxième round et j’ai trimé dur pour reprendre le dessus à l’assaut suivant. Je me suis entêté à rester debout et à échanger coup pour coup. J’ai voulu gagner de l’expérience et de la confiance. »

Après son combat contre Green, le «Lion blanc» prévoyait prendre une longue pause et combattre à nouveau qu’à l’automne. Il s’est rendu compte que la rouille pouvait s’installer rapidement. Ses deux précédents combats ont duré respectivement 14 secondes et 4 min 30 sec, lesquels sont survenus après une période d’inactivité de plus d’un an. Lainesse a aussi constaté qu’un choc contre Evan Cutts représentait une occasion en or.   

Vaccin à son retour

Selon le principal intéressé, la pandémie aura eu peu d’incidence sur ce camp d’entrainement actuel. Il n’a toutefois pas encore reçu une première dose de vaccin contre la COVID-19, mais compte bien se faire vacciner après son combat. « Si ça prend ça pour revenir à la normale, je vais le faire. J’étais hésitant de me faire vacciner avant en raison de potentiels effets secondaires. J’avais peur d’être sur le carreau et de perdre ainsi trois ou quatre jours du camp d’entrainement. »

 

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